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Bonjour | 06/07/2008 3:11 | English Make DC Home page | RSS feed

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La Grande-Bretagne se propose de rejoindre la Chine dans la signature avec la RDC de projets des cinq chantiers du quinquennat à financer et cela dans le cadre d’une tripartite des trois pays concernés par ce grand programme de développement du Congo démocratique. La réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat Joseph Kabila ne seront pas seulement exécutés par les Chinois dont l’accord avec la République démocratique du Congo s’élève à plus de cinq milliards de dollars. Eu égard à l’immensité et au besoin du Congo, le ministère des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR) ne ménage aucun effort pour matérialiser le Programme quinquennal du gouvernement.

C’est ce qui explique l’entretien qu’il a eu jeudi avec deux délégations des ambassades de la Grande-Bretagne et de Chine accrédités à Kinshasa.

L’audience qu’a accordée le ministre des ITPR aux diplomates britanniques et chinois n’a pas revêtu d’un sens technique, mais a permis aux trois parties de prendre contact en perspective des échéances d’avenir.

On se souviendra qu’il y a peu, un émissaire de Londres a séjourné à Kinshasa où il a rencontré tour à tour le Premier ministre Antoine Gizenga et le Président de la République Joseph Kabila. L’arrivée dans la capitale congolaise de l’Anglais visait à baliser le chemin d’une signature d’accord tripartite entre la RDC, la Chine et la Grande- Bretagne.

La Grande-Bretagne s’inspirant de l’exemple chinois, veut autant faire plus élargi. Ce pays d’Europe qui s’est, jusque-là, manifesté par des dons à travers toute la RDC, attend cette fois s’associer à la coopération RDC–Chine dans le domaine environnemental.

M. Nick Kay, ambassadeur de Grande Bretagne en RDC, a déclaré à l’issue de l’audience : « Nous avons abordé la question de collaboration entre la Grande-Bretagne, la Chine et la RDC sur les projets d’infrastructures et les aspects environnementaux et sociaux.

Nick Kay avoue que les trois pays élaborent des projets conjoints pour apporter l’expertise britannique sur les aspects environnementaux et sociaux en vue de travailler ensemble avec les experts de la Chine.

Wu    Zexian, ambassadeur de Chine en RDC, a donné son point de vue sur les grandes lignes de l’accord tripartite RDC–Chine–Grande-Bretagne. Il a, pour ce faire, fait savoir que l’environnement est un facteur très important lorsqu’on veut développer l’économie : « il faut absolument éviter un amalgame entre le développement économique et la protection de l’environnement, a-t-il expliqué.

M. Wu Zexian trouve excellente l’idée de son collègue britannique de collaborer ensemble en sorte de faire attention aux aspects environnementaux lors de la réalisation de grands travaux publics.

La collaboration entre la Chine et la Grande-Bretagne dans la réalisation des chantiers de la République portera aussi bien sur les études de faisabilité que lors de l’exécution des travaux proprement dits.

Une tripartite RDC–Chine–Grande-Bretagne en voie de mise en marche pour l’exécution des cinq chantiers

Concrètement, le gouvernement britannique, qui s’engage à intervenir principalement dans l’écosystème, voudrait s’imprégner du modèle chinois basé sur le principe gagnant-gagnant pour investir, lui aussi, dans ce grand pays à fortes potentialités au cœur de l’Afrique.

« Nous estimons que notre apport surtout en ce qui concerne l’environnement, c’est une pierre importante dans l’effort de la reconstruction du Congo », a déclaré Nick Kay.

Grand pays au sein de l’Union européenne, la Grande-Bretagne vaudrait se départir de la « méthode traditionnelle » consistant à offrir des dons aux pays pauvres, avec un lot de conditions qui ne permettent pas à ces derniers d’accéder au développement.

L’ambassadeur de Chine a, quant à lui, indiqué que son pays ne lésine pas sur les chiffres à décaisser : «  Le vrai problème est que la Chine veut aider le Congo ; ce n’est pas un problème de montant », a précisé Wu Zexian.

Pour la partie congolaise, le ministre Pierre Lumbi a indiqué que d’ici le 15 juin 2008, vingt projets concrets seront mis en marche.

La mobilisation des ressources a pris au moins six mois de discussion, ce qui justifie le retard pris dans le démarrage des travaux. « Heureusement que ces discussions ont abouti aux accords concrets », a-t-il rassuré.

Saisissant l’occasion, le ministre congolais des infrastructures a précisé que cette tripartite vient casser le mystère autour du contrat de partenariat qui lie la RDC à la Chine.

Car, selon lui, le Congo a grandement besoin de tout le monde pour sa reconstruction, ce n’est pas une exclusivité de la Chine comme l’ont prétendu certaines langues.

(Ern.)

Forum des As/Le Potentiel

Last edited: 04/04/2008 14:53:27

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