Les nouveaux ambassadeurs du Japon et du Portugal récemment accrédités en RDC, respectivement M. Kitazawa Kanji et M. Joao Pina Perestrello, ont été reçus mercredi au Palais de la Nation par le Chef de l’Etat au cours de la cérémonie de remise de leurs lettres d’accréditation.

Le Président Joseph Kabila Kabange a reçu, mercredi au Palais de la nation à Kinshasa, peu avant de quitter la capitale pour Pretoria, en Afrique du Sud, les lettres de créance de MM. Kitazawa Kanji et Joao Manuel Pina Perestrello, ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires respectivement du Japon et du Portugal nouvellement accrédités en République Démocratique du Congo. Né le 10 septembre 1947, le nouvel ambassadeur du Japon en RDC, Kitazawa Kanji, est licencié en droit de l’Université de Chuo, au Japon. Il a fait son entrée en diplomatie en 1983 et a eu à exercer les fonctions de premier secrétaire à l’ambassade du japon en République Démocratique du Congo, alors Zaïre, au Maroc et en République Dominicaine.
Il a par ailleurs été directeur adjoint de mission à l’étranger, directeur adjoint de la coopération financière, chargé de mission de la planification de recherche de la coopération économique ainsi que directeur des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères de son pays.
Le nouvel ambassadeur du Portugal en RDC, Joao Manuel Pina Perestrello a, quant à lui, 56 ans. Il est titulaire d’une licence en droit de l’Université de Lisbonne, au Portugal. Il a occupé les fonctions de premier, deuxième et troisième secrétaire d’ambassade et celles de Concile général à Toronto, au Canada et à Sydney, en Australie.
M. Perestrello est grand officier de l’Ordre de mérite du Portugal et chevalier de l’Ordre d’Orange.
Le chef de l’Etat attendu à New York à la mi-avril dans un échange sur la résolution des conflits en Afrique
La République démocratique du Congo, comme la Somalie et le Tchad, sera présente à un grand rendez-vous historique qui regroupera, à la mi-avril prochaine, les délégations des Chefs d’Etat et des Gouvernements à New York. A cet effet, la RD. Congo, qui n’est pas membre du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union africaine (Psc de l’Ua), aussi concernée par le débat sur la Résolution des conflits en Afrique, sera représentée à ce sommet par le président de la République, Joseph Kabila Kabange. Selon une invitation de l’Ambassadeur Sud-africain aux Nations Unies Dumisaki Kumalo, cette rencontre au sommet va regrouper les Chefs d’Etat ou de Gouvernement des quinze pays membres du Conseil de Sécurité et des quinze membres du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union africaine (Psc) le 17 sous la présidence tournante du président Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud.
Ce Sommet s’inscrit aussi dans le cadre de la coopération entre l’Onu et l’Union africaine et fera l’objet de deux journées de travail, du Conseil de Sécurité les 16 et 17 avril 2008. Il inclura un débat auquel prendra part plus de 30 Chefs d’Etat.
Pretoria a décidé, par cette circonstance, de dédier sa présidence du Conseil de Sécurité au renforcement des relations entre l’Onu et les organisations régionales, en particulier l’Union africaine.
Pour rappel, depuis plusieurs années, le Conseil de sécurité a tenté de s’appuyer d’avantage sur les organisations régionales dans ses efforts pour résoudre et prévenir les conflits sur le continent africain en particulier, où sévissent la plupart de ces conflits. Le Darfour et la Somalie sont présentes par cette circonstance comme deux dossiers les plus épineux du partenariat Onu-Ua. La Mission de l’Ua au Soudan (Amis), déployée depuis août 2004 au Darfour (province de l’Ouest du Soudan en proie à la guerre civile), était la première mission de paix d’envergure de l’organisation panafricaine.
Mais durant des années, cette force a pâti d’un manque criant de moyens financiers et humains, le rendant inopérante. Elle a été remplacer au 1er janvier par une force mixte Onu-Ua (Minuad) appelée à devenir la plus importante mission de maintien de la paix de l’Onu avec quelque 26.000 membres mais dont le déploiement se heurte à de grosses difficultés.
En Somalie, la force de l’Union africaine (Amisom) peine à déployer les quelque 8.000 soldats promis en janvier 2007 et destinés à stabiliser ce pays de la Corne de l’Afrique après 16 ans de guerre civile.
Moins de 3.000 hommes (Ougandais et Burundais) sont actuellement basés en Somalie et l’Ua a, à plusieurs reprises, demandé à l’Onu de prendre le relais.
(Ern.)Le Palmarès
Last edited: 04/04/2008 14:39:38