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Bonjour | 14/10/2008 8:08 | English Make DC Home page | RSS feed

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La Commission nationale de censure statue sur toutes les chansons et spectacles mêmes importées. L’assainissement des moeurs constitue un des éléments essentiels pour la reconstruction du pays. C’est en fait cette mission qui revient à la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles.

Pour en connaître un peu plus, Forum des As a rencontré le chef de Division chargé des chansons et musique de cette structure. M. Didi Kele Kelo.

Ce dernier a expliqué les difficultés rencontrées par sa Commission pour veiller à la sauvegarde de l’ordre public et des bonnes moeurs à travers les chansons et spectacles produits en public en RDC.

A la question de connaître la mission assignée à la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles, Didi Kele Kelo répond : la Commission nationale de censure est chargée de veiller à la sauvegarde de l’ordre public et des bonnes moeurs dans les chansons et spectacles produits en public ou à l’intention du public en RDC.

 Elle veille notamment si 1a chanson présentée et le spectacle produit ne sont pas de nature à provoquer la haine raciale ou tribale, à porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’autrui par des injures calomnies, diffamations ou  imputations dommageables, à inciter à la débauche, à la prostitution au divorce, à la délinquance ou à toute autre tendance nuisible.

 Expliquant ce que la Commission comprend par spectacles, il a fait savoir qu’il s’agit des films, les représentations théâtrales, les opéras et les opérettes. Les films vidéo les diapositives et tout ce qu’offre le regard sont dans le lot des spectacles censures par notre structure. A l’entendre la Commission nationale de censure statue sur toutes les chansons et spectacles mêmes importées.

« Nul ne peut en RDC offrir un spectacle pour le public ou diffuser une chanson nouvelle ou ancienne dont le texte a été modifié ni, procéder son à enregistrement sur disque, sur bande électromagnétique ou sur tout autre support destiné à être vendu ou distribué au public sans avoir reçu une autorisation et écrite de la commission nationale de censure dune cellule locale selon le cas, a indiqué Didi Kele Kelo qui a tenu à clarifier la rigueur de sa commission.

Quant à la procédure suivie, il a clairement souligné que la Commission nationale de censure examine le texte ou la maquette de la chanson que l’artiste dépose. C’est sur base de ce support que les membres de la Commission se réunissent pour voir si la chanson ou le spectacle peuvent être présentés au public.

En fait, les membres de cette structure réalisent un travail a priori pour éviter que le public consomme des paroles ou des cris qui dérangent ou perturbent l’ordre public, a-t-il expliqué.

Il convient de signaler qu’il existe des sanctions à l’endroit de tous les artistes qui ne suivent pas la procédure de lancer leurs produits sur les marchés du disque.

Évoquant l’article 14 du décret portant création de la commission nationale de censure, le chef de Division en charge des chansons et musiques a  soutenu qu’indépendamment des autres peines prévues par le Code pénal, toute violation des dispositions de ce décret est passible d’une peine de servitude pénale d’un à six mois et d’une amende de 35 à 1000 dollars américains.

La Commission nationale de censure, a-t-il souligné, est confrontée à de sérieux problèmes pour bien s’acquitter de sa mission primaire. « La commission est incomprise par la population qui ne comprend pas qu’un grand travail est fait pour assainir les moeurs à travers les chansons et les spectacles produits par les artistes.

Le manque des moyens logistiques, du bâtiment devant abriter de manière particulière la commission », a expliqué Didi Kele Kelo.

Poursuivant le chapelet des difficultés rencontrées, il a évoqué l’absence des appareils photographiques, des postes téléviseurs et autres matériels de monitoring.

Notre commission a en son sein une brigade des mœurs, mais qui ne s’en ne sort pas par manque des moyens. Si cette brigade avait des moyens, le problème des Shegués serait résolu dans la ville de Kinshasa, a-t-il martelé.

 Il y a lieu de signaler que la commission nationale de censure est, de manière générale un organe de délibération et des décisions.

Sur le plan technique, elle fonctionne avec deux structures à savoir: la première direction chargée de l’administration et des chansons et la deuxième qui se charge des finances et des spectacles. Les deux structures se préparent la matière à présenter à l’organe de décision.

(Milor)

Dorian Kisimba/Forum des As

Last edited: 05/04/2008 14:54:28

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