Le nouveau gouverneur élu du Sud-Kivu reconnaît les défis immenses qui se posent à sa province et promet une approche sélective des problèmes à résoudre dans le cadre du programme d’action dans lequel il entend s’engager en concertation avec l’Assemblée provinciale.

C’est depuis lundi dernier que le gouverneur élu de la province de Sud Kivu, Loula Léonce Chirimwami Muderhwa et son adjoint, Claude Kibala sont officiellement investis par Ordonnance présidentielle à la tête de l’administration provinciale. Attribuant sa victoire au même Président de la République, à son parti politique le Pprd, à l’Alliance de la Majorité Présidentielle (Amp), le nouveau numéro 1 du Sud Kivu a enfin dédié cette victoire à « tous ceux qui sont habités par l’idéal de développement de la province ».
Invité à décliner ses priorités dans la conduite des affaires provinciales, Louis Muderhwa a indiqué que par rapport à tous les défis (sécuritaire, social, voirie urbaine, reconstruction, etc.), son équipe mettra en musique un programme d’action à discuter au niveau de l’Assemblée provinciale. Ceci permettra, poursuit-il, de classer les actions à court, moyen et long termes car les défis sont immenses.
Cependant, en ce qui concerne le défi sécuritaire, le gouverneur a recommandé la prise en compte de plusieurs facteurs dont les différents échecs du Programme DDR, la non prise en charge et la réinsertion sociale des démobilisés, le manque d’électricité dans les différents quartiers de la ville, le non paiement des policiers, etc. « Au regard de cette combinaison de plusieurs facteurs de différentes natures et de différentes structures, il faut d’abord avoir la capacité de bien comprendre pour trouver la thérapeutique appropriée », a clamé le nouveau gouverneur avant de préciser qu’il aura une approche beaucoup plus sélective par rapport à chaque problème.
Conscient que les deux provinces voisines de Nord et Sud Kivu sont, à plusieurs égards, les plus sinistrées, le Gouverneur a estimé qu’il y a moyen pour les exécutifs provinciaux de faire des véritables plaidoyers au niveau du gouvernement central afin qu’on puisse trouver des moyens conséquents pour arriver à affronter les problèmes qui les accablent.
« La question de la rétrocession des 40% est organisée à la fois par la Constitution et par d’autres textes notamment la loi sur la Décentralisation. Nous pensons ainsi donc, qu’il y a moyen de trouver une solution appropriée… », s’est-il permis de rassurer.
(Yes)
Tshieke Bukasa/Le Phare
Last edited: 02/04/2008 18:36:54