Pourtant les anales renseignent qu’au lendemain des événements de mars 2007 survenus à Kinshasa, le Procureur Général de la République Tshimanga Mukeba avait introduit auprès du Bureau provisoire du Sénat une requête en vue de la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Bemba prélude à une action judiciaire à ouvrir à sa charge en tant que « auteur intellectuel » des troubles.

En toute logique, dès son entrée en fonction, le Bureau définitif devait s’y prononcer. Il s’en est plutôt abstenu.
Respectueux de la Constitution, Joseph Kabila avait eu le mot juste, au cours de son point de presse du 26 mars 2007, en renvoyant la question au Sénat et aux Cours et Tribunaux !
Que s’est-il passé pour que la Chambre haute en vienne à ignorer superbement le Judiciaire dès lors que la requête du Pgr était toujours pendante et l’est d’ailleurs jusqu’à ce jour ?
Tout ce que l’on sait, c’est que Bemba, ses partisans du Mlc, ses alliés de l’Un, tout comme ses « soutiens » de l’Opposition politique n’auront eu pendant tout ce temps qu’un mot d’ordre : promouvoir le discours « solution politique » ! Ainsi, là où le Pouvoir évoquait une solution judiciaire, l’Opposition revendiquait la solution politique !
Aujourd’hui, la solution politique est effectivement là. Pas celle du dialogue au sommet « Kabila-Bemba » rêvé des Bembistes. Celle plutôt des Institutions « Sénat-Gouvernement ». Et Chairman vient lui-même de s’y résigner.
Il faut dire d’emblée que l’initiative est venue du Sénat. Car, en saisissant le Gouvernement pour lui faire remarquer sa responsabilité en matière de sécurisation des personnes et des biens, Léon Kengo a retiré de l’Institution « Cours et Tribunaux » toute forme de solution judiciaire pour la solution politique !
Et sautant quasiment sur l’occasion, le Gouvernement a révélé dans sa dernière correspondance que « le Sénateur Jean-Pierre BEMBA n’a jamais exposé formellement au Gouvernement la situation d’insécurité dont il serait victime afin que des mesures de protection appropriées et dévolues légalement à chaque citoyen congolais soient envisagées, le cas échéant, en sa faveur ».
En clair, le Gouvernement constate que Bemba ne s’est jamais plaint auprès de lui, qu’il a de tout temps ignoré sa compétence.
(Yes)
Omer Nsongo die Lema/L’Avenir
Last edited: 03/04/2008 12:37:11