« Mon mauvais souvenir, c’est ma séparation d’avec Esobe. Il faudra que les autorités mettent à notre disposition des infrastructures appropriées comme sous d’autres cieux ».
José de Londres est un artiste comédien qui ne passe jamais inaperçu dans le circuit du théâtre congolais. Patron de la troupe « Standard », cet ancien élève de Mangbau Me Paille, est en train d’apporter une autre dimension, une autre couleur au théâtre populaire congolais, ancrée sur la présentation des pièces retraçant correctement le vécu quotidien du Congolais en général et du Kinois en particulier.
Néanmoins, en dépit de ses nombreuses occupations, il a dispose d’un temps relativement long pour nous accorder l’interview que nous publions ci-dessous.
Avenir Détente : Bonjour José de Londres. Dites nous un peu comment se présente votre trajectoire artistique. C’est-à-dire expliquer à nos nombreux lecteurs qui sont, de surcroît, vos fanatiques, quand vous avez débuté avec le théâtre et comment vous avez évolué jusqu’ á la création de votre propre troupe théâtrale ?
José de Londres : Je suis entré dans le monde du théâtre par la grande porte « sein de La troupe « Nouvelle Loyenge » de Mangbau Maître Paille. Ce dernier ma encadré et ma orienté vers le théâtre populaire et si je m’exprime valablement aujourd’hui, c’est grâce à son encadrement. Je lui dois des chandelles.
Mais, comme dans toute entreprise humaine il y a toujours eu le haut et le bas, avec un groupe d’amis dont Mudweri, Esobe, Gaou et Kista nous avons quitté la troupe aller former « Lis Boy’s Original » Au sein de cette troupe, nous n’avons fait que l’espace d’un matin avant de nous retrouver, moi et Esobe co-fondateurs du groupe « Lis Boy’s Fondation »
Malheureusement, là aussi, pour des raisons évidentes, j’étais obligé, une fois de plus, de tourner le dos à Esobe pour aller fonder ma propre troupe théâtrale baptisée « Standard ».
Mais, qu’est-ce qui a vraiment motivé votre séparation d’avec Esobe ?
J’avais remarqué une négligence notoire de la part Esobe envers ma personne. Il ne me disait plus de vérité et se contentait de me cacher beaucoup de choses. J’avais comme l’impression qu avait même changé sa façon de me parler. C’est ainsi que le me suis dit autant m’en aller et lui laisser tout ce que nous avons bâti ensemble. Car, cela était amplement suffisant pour lui tourner la tête. C’est cela, Mais, revenez que je ne suis pas rancunier et ne garde aucune dent contre Esobe avec qui je continue à garder de bonnes relations.
Qui est votre idole dans le monde du théâtre ?
C’est mon inspirateur, Maître Paille qui est mont idole.
Comment entre voyez-vous l’avenir du théâtre congolais ?
Le théâtre congolais, dans l’optique actuel, n’a pas un avenir rose. Car, nous manquons de tout, à commencer par le soutien ainsi que par des infrastructures appropriées: Les artistes comédiens congolais se débrouillent tant bien que mal et ne survivent plus que suite aux efforts personnels.
Si rien ne change, le jour n’est pas loin où le théâtre congolais va capoter et les artistes verses dans les affaires, vont jeter leurs étoffes actuels aux calendes grecques d’autant plus que dans notre pays, le théâtre ne nourrit vraiment pas son homme.
En tant qu’acteur de théâtre, quelles sont les difficultés auxquelles vous vous êtes buté dans le cadre de l’exercice de votre métier.
En tout cas, il y a trop de problèmes dont il m sera difficile de vous énumérer ici. A commencer par la vie qui devient intenable à la maison le tournage de nos pièces qui parfois, se déroulent dans de conditions inhumaines. D’autant plus que les artistes viennent travailler affamés. Mais, ils arrivent quand même à fournir des efforts pour donner de bons résultats.
Qu’est-ce que vous demandez alors aux autorités pour l’amélioration de vos conditions de vie ?
Il faudra que les autorités mettent à notre disposition des infrastructures appropriées comme sous d’autres cieux. Que le Ministère de a Culture et des Arts joue vraiment son rôle dans l’encadrement artiste sans lesquels on ne parlerait jamais de l’art.
Mais dernièrement une cagnotte de 2 millions de dollars avait été débloquée par la Présidence de la République en faveur des artistes. Qu’en est-il de cette somme d’argent ?
Allez plutôt poser cette question aux artistes musiciens qui se sont comportés comme les seuls maîtres à bord. A mon sens, je sais que personne n’a reçu quelque chose de cette somme d’argent qui pouvait servir à l’implantation des infrastructures communes. Rien n’a été fait et on en parle même plus.
Quel bon souvenir gardez-vous de votre carrière d’artiste comédien ?
Je ne dirai vraiment pas que j’ai réussi ma vie. Néanmoins, le peu que le Bon Dieu m’a donné comme ma voiture de marque « Nissan » est un bon souvenir pour moi, sans compter d’autres biens matériels que je possède.
Quel est alors votre mauvais souvenir ?
Mon mauvais souvenir, c’est ma séparation d’avec Esobe.
S’il vous était de donné renaître de nouveau sous qu’elle identité voudriez vous refaire votre vie ?
En tant que musicien.
Pourquoi ?
Parce que, eux j’ai comme l’impression qu’ils évoluent bien en vulgarisant l’art par la musique Voilà.
Comment se présente alors la suite de votre programme ?
A part les séances de répétition de chaque lundi, mardi et mercredi, nous réalisons nos tournages le vendredi. Nos pièces passent sur Raga Tv chaque jeudi à 18 heures avec rediffusion chaque lundi à 9 heures. En dehors de cela, nous sommes à la disposition de qui voudrait nous produire.
Avez-vous un dernier mot ?
Je souhaite une longue vie au journal « L’Avenir » et demande à Dieu de m’en accorder aussi. Que tous mes collègues comédiens trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude. Vivons dans la complémentarité pour la bonne marche de notre culture. J’adresse aussi mes encouragements à tous les acteurs du groupe « Standard ». Car, je les aime tous.
(Milor)Kingunza Kikim Afri/L’Avenir
Last edited: 02/04/2008 16:35:09