La Commission Interministérielle d’Audit et de la bonne Gouvernance (CIABG) a dénoncé les irrégularités décelées dans la gestion des régies financières et des entreprises publiques au cours d’un point de presse tenu samedi à l’Hôtel du Gouvernement.
Le Coordonnateur de la CIABG, M. Basile Omalowete Katako qui donnait les résultats des audits menés à 3 régies financières, l’OFIDA, la DGI , la DGRAD et 9 entreprises publiques à savoir la CADECO, la FPI, l’OCPT, l’ONATRA, la REGIDESO, la RVA, la SNEL et la SONAL, a épinglé de prime abord trois difficultés rencontrées sur le terrain que sont la réticence ou le refus de certains gestionnaires de mettre à la disposition des auditeurs les éléments de la gestion, l’insuffisance des experts et le manque de moyens matériels.
Pour ce qui est de la gestion des entreprises publiques, il s’est empressé à faire savoir que l’ampleur des faits de gestion ne permettra pas aux entreprises de réaliser leur mission. Il a cité parmi ces fautes, le manque d’évaluation sérieuse, les interventions intempestives de la tutelle, l’octroi aux mandataires par eux-mêmes des avantages indus, les sorties des caisses des fonds sans pièces justificatives, le recrutement pléthorique, la signature des contrats léonins, le paiement irrégulier des impôts, la passation des marchés de gré à gré, d’importantes créances dues à l’Etat et aux tiers.
Dans les régies financières, le constat n’est pas différent. Bien au contraire à l’OFIDA par exemple en plus de ces fautes, s’ajoutent d’autres irrégularités comme la fraude, le détournement systématique de deniers publics, des enlèvements non payés par des dignitaires.
A la DGI, on a épinglé des applications erronées de taux de taxe alors qu’à la DGRAD, l’on déplore l’absence des renseignements en rapport avec l’information. La CIABG et la Commission de Récupération des Immeubles et Terrains de l’Etat (CRITE) sont deux commissions techniques qui fonctionnent sous la tutelle de la Primature.
Elle a été mise en place suivant le décret-loi du 26 mai 2007 du Premier ministre pour marquer l’engagement du gouvernement à lutter contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance dans le pays. Le Comité des experts est composé de délégués issus de la Présidence de la République, de la primature et des ministères de la justice, du Plan, des Finances, du Budget et du portefeuille.
Acp
Last edited: 31/03/2008 17:46:51