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Bonjour | 01/12/2008 22:49 | English Make DC Home page | RSS feed

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Un député belge du parlement européen, en séjour samedi à Goma (Nord-Kivu), a appelé la communauté internationale à « continuer à faire pression » pour amener Kigali, qui considère tous les hutu rwandais réfugiés sur le territoire congolais comme des « génocidaires », à ne pas bloquer l’exécution du communiqué RDC-Rwanda signé à Nairobi (Kenya). Paul Kagame« Dire que tous ceux qui sont ici sont des génocidaires, c’est faire ce qu’il faut que les gens ne rentrent certainement pas au Rwanda. Le résultat, c’est que ça va  bloquer le pro­cessus du communiqué de Nairobi qui est un élément déterminant d’une pierre importante de l’édifice de la construction de la paix ici », s’est inquiété Alain Hutchinson.

« Je crois que la communauté internationale doit continuer à faire pression et à discuter avec les Rwandais pour qu’on ne caricature pas la solution qui doit intervenir après le communique de Nairobi », a-t-il déclaré. Kigali, qui avait accepté le plan proposé par Kinshasa en décembre dernier pour régler le problème des FDLR qui opè­rent à partir de la RDC, donne l’impression de faire volte-face en publiant une nouvelle liste de 6.000 génocidaires ».

Selon M. Hutchinson cité par Radiookapi.net, « cette liste risque de bloquer le processus » devant permettre le retour volon­taire des combattants Hutus rwan­dais. « Il faut absolument que le Rwanda assouplisse sa position par rapport à ça, et pour moi, cela reste un point d’interroga­tion. Je ne suis pas sûr que, du côté rwandais on soit pressé de réaliser cet accord conclu avec la République Démocratique du Congo », a-t-il insisté.

Déclarations contradictoires

A l’analyse de ses déclara­tions visiblement contradictoires, on se rend à l’évidence que le gou­vernement rwandais ne semble « plus pressé » d’accueillir « ses » ex-rebelles. Quand bien-même le président Paul Kagamé s’en soit défendu dans une interview parue dans Jeune Afrique Intelligent 102302 « C’est faux. Pendant les deux ou trois ans où notre armée était en RDC, il n’y a pas eu une seule attaque contre le Rwanda de la part de ces gens. Nous les avons poursuivis et détruits avec beaucoup de persévérance », avait-il déclaré.

Toutefois, sa réponse à la question relative à une catégorie de membres des FDLR, censés ne pas avoir participé au génocide de 1994 parce que très jeunes à cette époque, pourrait bien justifier la nouvelle « liste de 6.000 génocidaires ».

« Des enfants de génocidaires, élevés clans l’idéologie de génocide, sont potentiellement  aussi dangereux que leurs parents surtout s’ils sont armées. En tout état de cause, nous avons un devoir  de prévention à leur égard », a affirmé le chef de l’Etat rwandais.

Comment, dans un tel climat, les ex-­rebelles rwandais pourraient-ils rentrer dans leur pays « en  toute sécurité » ? Eux qui, dans une Déclaration de « fin de la lutte armée » publiée à Rome (Italie) le 31 mars 2005, avaient réclamé des « garanties » quant à leur sécurité, l’intégration de leurs membres dans l’armée rwandaise et la possibilité de transformer les FDLR en parti politique.

(Milor)

Angelo Mobateli/Le Potentiel

Last edited: 31/03/2008 15:43:09

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