Actuellement encore, elles sont considérées comme des lanternes sur lesquelles les nouvelles cantatrices s’inspirent de leurs empreintes pour tracer leurs voies.

La musique congolaise féminine à ses monuments. Parmi elles, Lucie Eyenga, Antoinette Kitomba, Abeti Masikini, Mpongo Love, Voga Aye, Yondo Sisters, Tshala Muana, Mbilia Bel, Faya Tess, pour ne citer que celles-là dans l’arène de la musique populaire. Aussi, faut-il citer les chanteuses de la musique chrétienne à l’instar de L’Or Mbongo, Marie Misamu, Micheline Shabani, Nathalie Makoma et autres. Ces dernières ont beaucoup taillé dans la chanson et ont fait vibrer tout le pays et même, le continent noir entier, par leurs voix charmantes. Elles ont mis d’autres chanteuses africaines d’accord sur leurs talents de chanteuse.
Actuellement encore, elles sont considérées comme des lanternes sur lesquelles les nouvelles cantatrices s’inspirent de leurs empreintes pour tracer leurs voies. Ci-dessous, la biographie de ces grandes dames de la chanson congolaise.
Native de Kisangani, dans l’Est la République démocratique du Congo (à l’époque Zaire), Abeti Masikini dont l’enfance a bercée par une variété de rythmes et de thèmes populaires africains, avait scellé sa destinée avec la musique très jeune.
Grâce à son talent et son tempérament fougueux, elle avait mis en valeur sa voix exceptionnelle, en chantant des mélopées à travers lesquelles elle y apportait le meilleur de ce qu’elle aimait et ressentait.
Tout en conservant avec fureur cette authenticité, elle avait sillonné le monde entier, défilant sur les planches de grandes salles avec un répertoire alléchant, constitué d’une centaine de chansons merveilleusement fignolées, négociées avec une musique originale.

De sa vie, elle avait lutté pour les droits de la femme africaine. Décédée le 28 septembre 1994, Abeti Masikini demeure une diva qui inspire.
Dans ses chansons, Mpongo Love disposait d’un certain nombre de recettes sur la nature desquelles on pouvait déceler l’extravagante panoplie de ses dons artistiques.
Celle-ci faisait le jeu de ses spectacles avec tout le bric-à-brac qui exaltait son charme aérien, sa gaieté et son expérience musicale.
Nul ne s’aviserait d’ignorer, même aujourd’hui, le mérite de son chant. La fidélité de Love s’exprimait également par la force de ses cordes vocales. Il n’est pas étonnant de constater, jusque à ce jour, que nombreuses admiratrices s’émeuvent toujours des chansons de Mpongo Love.
Décédée en 1989, au moment où les mélomanes s’y attendaient le moins, la chanteuse demeure toujours dans l’arène des coeurs de nombreuses admiratrices.
Chanteuse de prédilection, Tshala Muana voit le jour le 13 mars 1958 à Lubumbashi, à l’époque Elisabethville. En 1967, après le décès de son père (militaire au Camp de Kibembe), elle s’installe à Kananga avec sa mère, Alphonsine Bambiwa.
C’est sous le toit de son oncle à Kinshasa que se dégagent en elle, ses élans pour la musique.

C’est vers les années1976 que se révèle en Tshala Muana Muidikay, Elisabeth de son prénom, sa passion pour la musique.
Sous l’impulsion des musiques urbaines, elle intègre le groupe « Tsheke Tsheke Love », en qualité de danseuse. Après une année d’intenses exercices, elle va faire valoir ses talents dans le groupe « Les redoutables » que dirigeait Abeti Masikini.
Ayant découvert en elle une passion sublime pour la chanson, après un raid éclair dans le groupe « Minzoto Wella Wella » de Père Buffalo, la future « Reine de Mutuashi » s’envole vers la Côte d’Ivoire où elle débute véritablement son aventure musicale.
A l’orée des années 82, elle enregistre à Paris, son, premier 45 tours, « Amina », ce tube, en dépit de la mauvaise qualité de son support phonographique, lui ouvrira les portes de la reconnaissance de son « Mutuashi ».
Grâce à son chant exquis et ses déhanchements envoûtants et aussi, à son genre musical sous un rythme originel, elle a su combler les cours des mélomanes les plus exigeants.
Uhuru
Last edited: 28/03/2008 10:37:09