La situation sécuritaire du Bas-Congo reste calme mais imprévisible, du fait que les adeptes de Bundu Dia Kongo sont nombreux, mais ils se cachent et on ne sait pas quand ils peuvent surgir, a estimé la Monuc.

La réunion de la grande commission mixte Ouganda-Rdc, qui s’est tenu du 10 au 12 mars à Entebbe, en Ouganda et la situation politico-sociale qui prévaut dans le Bas-Congo ont constitué les points essentiels débattus ce mercredi, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission d’Observation des Nations Unies au Congo (Monuc).
Selon la Monuc, la situation sécuritaire du Bas-Congo reste calme mais imprévisible, du fait que les adeptes de Bundu Dia Kongo sont nombreux, mais ils se cachent et on ne sait pas quand ils peuvent surgir. Concernant la décision du retrait de l’agrément du mouvement BDK prise par le gouvernement lors de son conseil des ministres tenu à Matadi au Bas-Congo, le weekend passé, la Monuc s’abstient de tout commentaire, estimant que le gouvernement congolais est souverain.
Parlant de la grande commission mixte Rdc-Ouganda, le porte-parole ad intérim de la Monuc, Michel Bonnardeaux a indiqué que les délégations congolaises et ougandaises s’accordent de poursuivre la recherche des données relatives à la portion de la frontière située sur la ligne de partage des eaux du Nil et du Congo entre la borne 26 et le point de jonction des trois frontières Rdc-Ouganda-Soudan.
Les parties décident également de poursuivre la sensibilisation des communautés locales respectives le long de la frontière commune.
La Monuc quant à elle, se félicite de toutes ces décisions et se réjouit déjà de la tenue prochaine de la session de la commission Technique mixte en RDC, tout en saluant aussi la promulgation des six ordonnances présidentielles du 24 mars dernier qui donnent suite à la mise en oeuvre du programme Amani présidé par l’Abbé Apollinaire Malu-Malu.
Dans un autre registre, la Monuc a laissé entendre que I’ex-Ieader du Parti pour la sauvegarde et l’intégrité du Congo (Pusic), Yves Kawa Panga Pandro a été transféré ce samedi 22 mars 08 au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (Cprk).
Ce transfert a été fait sur demande de I’auditeur générale près la Haute Cour Militaire de Kinshasa. La Monuc qui gardait le chef Kawa a exécuté cette demande dans le cadre ordinaire de son mandat d’assistance aux autorités judiciaires militaires, a indiqué le porte-parole.
Toutefois la Monuc estime que toute question relative au maintien en détention de M. Kawa relève des autorités judiciaires militaires, dont la Monuc se limite à exécuter les demandes d’assistances en conformité avec son mandat et avec la loi congolaise.
II sied de signaler que M. Kawa avait déjà été acquitté par la Cour d’appel de Kisangani, justifiant cette décision dans la loi d’amnistie pour faits de guerre et faits politiques. Ceci avait inquiété la Monuc, qui avait estimé que les crimes pour lesquels Kawa était arrêté n’étaient pas des faits de guerre ou faits politiques, mais plutôt des crimes de guerre et crimes contre I’humanité qui relèvent de la Cour Pénale Internationale (Cpi), et qui ne sont pas amnistiables.
Intervenant pour sa part afin de parler de la situation militaire, Ie Lieutenant colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la Monuc a fait savoir que la situation sécuritaire est restée relativement calme sur l’ensemble du territoire de la RDC toutefois, au Nord et au Sud Kivu, des affrontements sporadiques entre les différents groupes se sont poursuivis.
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 27/03/2008 17:35:27