C’était un règlement de comptes fondé sur une affaire de pantalon. Depuis, il a appris à me diaboliser tant auprès de mon patron que de certains collègues du groupe.

Teint brun, d’une beauté à faire baver, Sandralina - du nom de famille Nzambi - a ouvert son coeur au Phare. Rencontrée dans sa résidence, dans le tout nouveau quartier coincé entre la Cité de la Voix du Peuple et la boulangerie du célèbre « Kanga journée », elle a tout évacué de ses entrailles. Accompagnée de sa soeur aînée Nisha Bible, l’interlocutrice du quotidien de l’avenue Lukusa s’est prêtée à toutes nos préoccupations. Mêmes celles qui relevaient du domaine du secret. Née en 1986 et issue d’une famille de quatre enfants dont elle est l’aînée, « Ba beauté » - comme l’appellent ceux qu’elle séduit - a déclaré, comme celles qui l’ont précédée, vouloir se tailler son avenir dans le roc.
Elle a donné, dans les détails, le principal mobile de son départ de l’orchestre de Papa Chéri, sa vision de son avenir musical et ses appuis.
La Phare : As-tu quitté de plein gré l’orchestre Wenge Musica Bon chic Bon genre, ou as-tu été poussée à rendre le tablier ?
Sandra : J’ai été poussée à quitter l’orchestre.
Par qui ?
C’est bien notre drummer Seguin Manyata qui a été m’accuser chez mon patron JB, alléguant m’avoir vue au Grand Hôtel Kinshasa en train de vouloir rencontrer Didi Kinuani. J’ai été effectivement au Grand hôtel Kinshasa, mais ce n’était pas pour rencontrer Didi Kinuani. C’était plutôt, Trésor Lualua à qui j’étais allée rendre visite. En dépit d’avoir clamé mon innocence, la décision de me renvoyer était déjà là.
Avais-tu un précédent fâcheux avec ton collègue Séguin ou tu estimes que c’était un règlement des comptes au niveau du leadership du groupe ?
C’était un règlement de comptes fondé sur une affaire de pantalon. Cet habit m’appartenait et Séguin me l’avait demandé avec promesse de me le remettre dans le délai. Ce qu’il n’avait pas fait. Et depuis, il a appris à me diaboliser tant auprès de mon patron que de certains collègues du groupe...
Visiblement, l’opinion a l’impression qu’on vous interdirait tout contact avec Didi Kinuani ou ses proches. Pourquoi ?
Je ne veux rien révéler ici. Interrogez l’histoire et vous serez suffisamment édifié.
Qu’avais-tu ressenti en quittant JB que tu a côtoyé quatre ans durant ?
C’était une forte déception, mais c’était, pour moi, le prix à payer.
Maintenant que tu as quitte le groupe, que penses-tu faire après ?
J’ai mis sur pied un groupe d’accompagnement et nous avons déjà une chanson sur le marché, et dont l’extrait passe déjà sur les médias et dont la sortie est prévue en avril prochain.
Qui sont tes soutiens présentement que tu aies décidé de voler de tes propres ailes ?
Parmi mes appuis, il y a Didi Kinuani, Alita Tshamala et bien sûr Djodjo Mandiki Mampata.
A part la chanson dédiée à Didi Kinuani, quelle est la suite ?
J’ai un projet de mettre un album sur le marché. Le disque aura dix titres. Présentement je suis en studio. Le titre de mon album est « Refus d’embarquement ». Les travaux se poursuivent au studio Meko. Et j’ai pu bénéficier du concours des étudiants de l’Ina.
Où tu as forgé ta carrière avant d’atterrir chez JB ?
J’ai été d’abord chez Koffi où j’ai pu prester pendant deux ans.
Et pourquoi tu l’avais quitté pour aller chez JB ?
J’avais quitté Quartier Latin presque dans les mêmes circonstances que celles liées à mon départ de Wenge.
N’as- tu pas pensé une fois échanger avec JB, même au téléphone ?
Non.
C’est bien Fally qui m’a aidée non seulement à garder mon moral haut mais à faire face également aux dépensées lors du décès de mon beau-frère, l’époux à ma petite soeur.
As-tu d’idole dans la musique de notre pays ?
Oui. Tshala Muana et Mbilia Bel. Je compte d’ailleurs les rencontrer très bientôt car leur expérience me sera d’un apport indéniable.
Et le mariage pour toi ?
Je me marierai un jour. Mais ce n’est pas encore le moment.
(Milor)D.L.K./Le Phare
Last edited: 27/03/2008 09:04:13