Encore une agression contre un homme de médias a été signalée la semaine dernière. Il s’agit de celle subie par le confère Désiré-Israël Kazadi qui oeuvre au quotidien « Le Phare ».
Le lundi 17 mars derniers vers 23 heures, le confrère a été victime d’une agression par deux hommes armés en tenue.
Revenant du marbre, l’infortuné confrère s’est vu interpeller par ces deux agents de l’ordre. Et Ce, à quelque 15 mètres de son domicile dans la commune de Barumbu. Ils lui ont exigé de se présenter. Ce qu’il a fait sans hésiter ni protester. L’un d’eux, apprenant qu’il est journaliste, s’écria «Tu es toujours journaliste alors qu’on t’en avait interdit. Tu es alors têtu ».
Et notre confrère de répliquer; « De quel droit vous pouvez m’interdire d’exercer une profession aussi libérale que celle d’informer et qui ne nuit pas aux intérêts de la communauté ? ».
Au même moment, l’autre agent procédait à la fouille dans ses poches et en sort un porte-monnaie. II y trouve une carte de l’Ong « Journaliste pour la promotion et la défense des droits de I’homme » (Jpdh) dont il est membre. II s’écria : « Tu es également dans les droits de I’homme ? ». Le confrère rétorque : « Nous sommes dans un Etat de droit ».
Soudain, l’agent lui assène un coup de matraque à la tête qui le renversa. Ses cris ameutèrent ses chiens de garde de son domicile qui ont commencé à aboyer bruyamment. Pris de panique, les deux agents s’en allèrent tout en lançant à notre confrère : « Nous y reviendrons ». Entre-temps, Désiré-Israël Kazadi se releva de sa chute. II a donc eu la vie sauve grâce à ses chiens de garde.
Une plainte contre inconnus
Suite à cette agression, le confrère a déposé une plainte contre inconnus au Commandant du sous-commissariat Flambeau de la commune de Barumbu. Dans la lettre qu’il a adressée datée du 19 mars, avec copies pour information au Procureur de la République près le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe et à la hiérarchie de l’Inspection provinciale de Kinshasa, il fait le récit de sa mésaventure. II informe qu’en date du 27 août 2003, il avait été victime d’une bastonnade de la part des éléments de la police qui l’avaient reconnu comme journaliste.
Dans la conclusion de sa lettre, il demande qu’une enquête soit diligentée en vue d’établir la responsabilité des auteurs de son agression et de les condamner aux peines prévues par la loi.
Avenir/MMC
Last edited: 25/03/2008 16:56:23