Etaient également attendues les réactions contraires allant dans le sens de fustiger la décision du gouvernement.

On savait d’avance d’où viendront lentes ces réactions contraires. Au niveau politique, ce qui aurait étonné c’est le silence de Jean Claude M’Vuemba qui a promis d’utiliser toutes les voies légales pour se faire entendre à ce sujet.
Car, estime-t-il, la mesure gouvernement ne respecte pas l’idéologie poursuivie par ce mouvement et le député fait somme que le Bdk portera en lui l’idéologie des Ne Kongo.
Personne ne peut dire quelle est cette idéologie sans en faux avec les lois du pays ; le Bdk n’est pas un mouvement d’un peuple. Le député est excessif à souhait car, c’est en empruntant cette voie que l’on accroche la communauté internationale en réussissant de créer un conflit entre d’un côté le peuple kongo et de l’autre l’Etat congolais. Car, dit-il, « dissoudre un mouvement culturel traditionnel d’un peuple, est-ce exclure toutes les idées de ce mouvement par rapport à nous autres les Ne Kongo, qui y croyons ?... ».
L’autre partie dont on attendait la réaction contraire à l’interdiction de Bdk, c’est la société civile, silencieuse face aux actes de Bdk qui, pourtant, troublaient la quiétude de la population, elle n’a eu de la voix que lorsque le gouvernement a réagi. Contrairement à la société civile de Kinshasa, celle du Bas-Congo veut des explications.
C’est comme si elle n’avait pas suivi ce que le Bdk a fait : « pour décider, le gouvernement devrait avant tout entendre les forces vives et les sensibilités politiques de la province », a dit Angelo Mayambula, président de la Société civile du Bas-Congo qui a enchaîné : « Nous allions être reçus parle chef de l’Etat. Nous pourrions demander les motivations de cette décision. Le gouvernement est venu se réunir ici. Nous aurions souhaité qu’il reçoive d’abord les grandes sensibilités de la province pour mesurer, à juste titre, le bien fondé d’une telle décision par rapport à l’événementiel. Donc, ce n’est pas une surprise pour nous. Nous avons pris bonne note. Le moment venu, la société civile va faire une déclaration lorsqu’elle va se réunir. Quand nous avions appris que le gouvernement viendrait se réunir ici, c’était une bonne chose pour nous. Malheureusement, il s’est réuni sans avoir consulté toutes les forces vives, les partis politiques y compris… ».
Ce n’est pas parce que le gouvernement s’est réuni à Matadi au Bas-Congo qu’il a cessé d’être gouvernement. Quand il se réunit à Kinshasa, il ne commence pas par consulter les Kinois. En ce qui concerne le Bas-Congo, ce n’est pas par hasard que le gouverneur de province a pris part à cette réunion du gouvernement. C’est la personne indiquée pour faire rapport sur la marche de la province.
(Milor)Joachim Diana G./L’Avenir
Last edited: 25/03/2008 17:35:38