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Bonjour | 09/05/2008 22:00 | English Make DC Home page | RSS feed

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La solution trouvée d’interdiction par le pouvoir des activités de Bundu dia Kongo avec le retrait décidé de son autorisation d’exercice signifient que le dossier vient d’être clôturé. Pour autant des interrogations demeurent au sujet du dialogue envisagé pour un examen approfondi de l’affaire. L’épée de Damoclès est tombé sur la tête de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo. Son l’agrément a été retiré pour déviationnisme. Dura lex, send lex : la loi est dure, mais c’est la loi.  Cependant la loi ne ferme pas la porte à d’autres opportunités pour justifier jus­tement la force de la loi et éviter que l’Affaire Bundu dia Kongo ne fasse des émules. D’ou l’obligation mo­rale et politique pour le gouvernement de s’appesan­tir sur cette question en allant au fond du problème.

Réuni à Matadi, chef-lieu de la Province du Bas-Congo, le Con­seil des ministres s’est penché sur le dossier Bundu dia Kongo, cette secte religieuse qui est au centre de graves incidents qui se sont produits dans la province du Bas-Congo et ont fait de nom­breux morts. Bien plus, l’autorité de l’Etat a été défiée, suscitant de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté nationale et internationale.

Au terme de cette réunion du vendredi 21 mars à Matadi, le gouvernement a décidé de reti­rer l’agrément à Bundu dia Kongo en tant qu’association sans but lucratif. Et ce pour déviationnisme. Entre-temps, des poursui­tes judiciaires sont engagées à l’endroit de certains adeptes de ce mouvement à la suite des vio­lences commises sur les popula­tions civiles et agents de l’ordre.

Le gouvernement a décidé éga­lement de sévir contre les agents de police reconnus coupables de violences contre les populations civiles. On ne peut que saluer cette décision du gouvernement pour autant qu’elle vise à affir­mer l’autorité de l’Etat, à proté­ger les populations dans un Etat laïc où il y a la li­berté de religion, où nul ne peut im­poser sa volonté à d’autres selon ses croyances, ou défier l’autorité de l’Etat. La loi est dure, mais c’est la loi.

Ouverture du dialogue

Cependant, la loi ne ferme pas du tout la porte à d’autres opportunités susceptibles de nouer un dialogue franc et productif. Certes, au regard de cer­tains témoignages poignants, quelques adeptes de Bundu dia Kongo ont outrepassé les limi­tes de liberté de croyance et de respect de l’autorité de l’Etat. Mais rien n’interdit au gouverne­ment d’assumer ses responsabi­lités en allant au fond du problème pour éviter justement la « tibétisation » du phénomène Bundu dia Kongo, jusqu’au-delà des frontières nationales. L’essentiel consiste a entretenir un dialogue permanent pour ne pas créer des émules avant que l’on saisisse la portée exacte des tex­tes et lois de la République.

En ces temps qui courent, des rumeurs des plus invraisemblables circulent. Des esprits fer­tiles parleraient de la découverte de certains minerais dans le district de Luozi. Ce qui fait mon­ter quelques esprits en leur don­nant beaucoup d’idées. Voila qui ferait monter la tension. Soit.

En vérité, l’absence de l’affirmation de l’autorité de l’Etat dans la gestion de cette af­faire qui ne date pas du mois é­vrier dernier, serait en grande partie à la base de ce fait que le vase ait débordé. Aussi, la pana­cée passe par l’institutionnalisa­tion du dialogue pour éviter le recours à la force, souvent disproportionnée.. Et du fait que la violence appelle toujours la vio­lence, on risque d’entretenir une spirale infernale.

(Ern.)

Le Potentiel

Last edited: 24/03/2008 17:12:13

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