Les irrégularités déplorés dont sont entachés pratiquement la majorité des contrats et conventions minières examinés par la commission de revisitation de ces derniers ont été dénoncées par le ministère des Mines lors mêmes des récentes Journées minières de Kinshasa.

Intervenant dernièrement à l’ouverture de ses journées minières, le ministre des Mines avait pratiquement jeté le pavé dans la marre sur les révélations portées dans le rapport de la Commission. Sur 60 contrats et conventions soumis à la relecture, a précisé le ministre, cinq se sont révélés en cours d’exploitation, contre six se trouvant au stade d’étude de faisabilité alors que 49 autres faisaient encore l’objet d’un important « trafic » sur les grandes places boursières. Scandale, a-t-il dit, pour un pays qui pense s’appuyer sur son secteur minier pour baliser le chemin de la relance économique.
Aucun contrat ou convention n’a donc été jugé viable par la commission. La majorité des contrats est classée catégorie B, c’est-à-dire à renégocier. Mais la Commission propose que soient résiliés une quinzaine des contrats dont six partenariats avec la Gecamines. Les raisons qu’au processus mis en place au niveau de l’administration pour le suivi, le contrôle et l’inspection sur terrain, des pistes de solution ont été explorées pour une nouvelle dynamique dans le secteur. Car, il est aberrant qu’après six ans d’administration du Code minier plus de 80% des titre délivrés par le ministre des Mines sur un total de 4542 jusqu’à la mi-mars 2008, ne se concentrent, à ce stade, qu’au niveau de recherche contre à peine 10% de ceux mutes en permis d’exploitation. Les concessions couvertes par les permis de recherche représentent 33,8 % de la superficie du pays, selon le ministère.
Autant des dysfonctionnements qui doivent être aplanis pour plus de visibilité de l’industrie minière congolaise. Entretemps, dans sa mission de contrôle de l’Exécutif, l’Assemblée nationale devra se saisir de ce dossier pour nettoyer les écuries d’Augias. Dans l’intérêt supérieur de la Nation. Car, dans ce secteur qui ressemble désormais à un marigot, il existe pas mal de « caïmans ».
(Ern.)
Le Potentiel
Last edited: 22/03/2008 15:35:23