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Faire un plaidoyer au niveau des acteurs pour rompre le silence autour des violences sexuelles et amener les autorités judiciaires à prendre des mesures pour arrêter l’impunité des auteurs de ces actes. Faire un plaidoyer au niveau des acteurs pour rompre le silence autour des violences sexuelles et amener les autori­tés judiciaires à prendre des mesures pour arrêter l’impunité des auteurs de ces actes. Tels sont les objectifs principaux de la campagne nationale d’infor­mation, de sensibilisation et de plaidoyer sur les violences sexuelles lancée depuis le 18 mars dernier par le ministère du Genre, de la famille et de l’en­fant en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population, Unfpa, et les membres de l’initiative conjointe de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, aux jeunes, aux enfants et aux hommes. Cette campagne qui s’étendra sur une période d’un mois est partie de la cité de Kinkole dans la commune de la N’sele, en passant par la cité de Mpasa où le Pnud, membre de l’initiative conjointe, a inau­guré un puit d’eau. La journée était aussi marquée par la remise d’intrants agricoles et des contraceptifs aux femmes ma­raîchères par la Fao et l’Unfpa.

« Violences sexuelles ekoki boye », « Violences sexuelles inatosha », ont scandé les fem­mes, entendez « Il faut arrêter avec les violences sexuelles » en lingala et en swahili.Cette  campagne est bien accueillie par la plupart des mouvements associatifs oeuvrant dans ce domaine qui laissent entendre que de nom­breuses victimes hésitent en­core à dénoncer les violences sexuelles qu’elles ont subies que ce soit de la part des hom­mes en uniforme, de leur famille ou d’autres personnes.

Et pourtant, ces violen­ces sexuelles ont de profondes répercussions à court et à long terme sur la santé physique des victimes. Elles peuvent causer des blessures corporelles allant de contusions légères à une in­valide permanente ou encore provoquer des problèmes de santé sexuelle et reproductive et être à l’origine de maladies sexuellement transmissibles ou de grossesses non désirées. Les conséquences pour la santé mentale sont tout aussi graves et peuvent produire des effets négatifs durables, y compris des dépressions des tentatives de suicide et un Etat de stress post-traumatique.

En outre, de tels actes influent sur le bien­-être social des victimes, celles-­ci étant souvent stigmatisées et parfois mises au ban de la so­ciété. Outre les conséquences pour la victime elle-même, les violences sexuelles ont des ré­percussions directes sur le bien-être de la famille et de la communauté. Selon l’Oms, les violences sexuelles peuvent être perpétrées par des incon­nus. Néanmoins, les données des diverses sources disponi­bles indiquent qu’un pourcen­tage important des agresseurs sont des connaissances, des membres de la famille ou des personnes jouissant de la confiance (religieux, enseignants, médecin, etc.) de la victime ou d’une position d’autorité. Pour ce faire, la victime doit bénéficier d’une prise en charge médicale, psychologi­que, sociale et juridique afin de l’aider à surmonter cette humi­liation.

Doudou Esungi/L’Avenir

Last edited: 21/03/2008 13:45:28

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