« Koffi est un bon monsieur. Non- rancunier, un bosseur et ordonné. C’est peut-être sa rigueur qui fait dire à certains qu’il n’est pas fréquentable ».
Bondala Kunguniku, hyper connue sous le célèbre surnom de Kissindjora s’est prêtée aux questions du Phare. Dans son « ranch » de Barumbu où elle a reçu le quotidien, Kissindjora a par le de son passage éclair chez l’actuel feu follet de la musique congolaise, Fally Ipupa avant de l’abandonner pour retourner chez Koffi. Cette ancienne collaboratrice de JB Mpiana n’a pas fait dans la dentelle pour fustiger l’exploitation dont sont l’objet la majorité des « porte-parole » des orchestres de Kinshasa.
Elle ne s’est pas soustraite de la galère qui frappe tous ces « fous du roi » qui « agressent » nos médias. Surtout le dimanche. Lors du face-à-face, elle reconnaît que le job qu’elle a embrassé est ingrat. Elle avait à ses côtés, Passy Zadio et Fiston Lwaba, présentés au Phare comme ses proches collaborateurs. Elle s’est ouverte à notre journal.
Le Phare : Qui est Kissindjora dans Quartier Latin et dans sa vie privée ?
Kissindjora : Je suis l’agent de marketing de Koffi et de l’orchestre Quartier Latin. À la différence des deux porte-parole que vous connaissez, je gère l’image de mon patron et explique à chaque sortie de l’album, le contenu de l’opus à la population et particulièrement aux mélomanes. S’agissant de ma vie privée, elle est effectivement privée mais retenez que je suis mariée et mère de deux enfants.
L.P. : Et pourtant l’opinion vous prenait pour la « folle du roi » des orchestres au regard de la particularité de vos prestations dans nos médias.
K. : Il a donc fallu que vous m’approchiez pour vous faire la religion de ce que fait réellement Kissindjora aux côtés de Koffi.
L.P. : Etes-vous à l’aise chez Koffi que vous avez quitté non sans boucan ?
K. : Je vais relativement bien dans Quartier Latin. Mais je ne cesse de demander à mon patron d’initier un contrat de travail. C’est important pour moi. Sans ce document, les lendemains ne sont toujours pas certains et garantis.
L.P. : Refuse-t-il de le faire ?
K. : J’attends la sortie de l’album pour relancer cette question.
L.P. : De Koffi à Fally, puis vous revenez chez celui- là même que vous aviez vilipendé hier ?
K. : Bon. Je reconnais avoir été chez Fally. Je préfère parler de Fally qui n’est plus mon patron. La raison de mon départ était simple : des promesses fallacieuses. Il m’avait promis, devant témoins, de me faire signer un contrat de travail. Rien n’ayant été fait, j’ai décidé de claquer la porte. C’est clair.
L.P : Etes- vous respectés par les membres de la grande famille de Quartier Latin, en commençant par votre patron ?
K. : Retenez que déjà le travail que nous faisons n’est pas totalement rétribué au prorata par ceux que nous sommes censés servir.
L.P. : Sur le plateau de télé, Kissindjora vante, à visage découvert, un diamantaire jusqu’à perdre l’essentiel du message de son patron d’orchestre. Que c’est à dire?
K. : Je vous apprends que je ne fais rien pour rien. J’ai signé un contrat en bonne et due forme avec le groupe Dikin. Je paie une telle réclame. Mais nos patrons ne nous donnent rien pour leur propre image de marque.
L.P. : Parlez-moi de Koffi.
K. : C’est un bon monsieur. Non- rancunier, un bosseur et ordonné. C’est peut-être sa rigueur qui fait dire à certains qu’il n’est pas fréquentable. Une chose est vraie; il n’encourage pas la paresse.
L.P. : Qu’avez-vous déjà gagné de matériel dans votre profession ?
K. : A part la célébrité et des voyages, rien de concret.
L.P. : Bien que femme mariée, il vous arrive d’être l’objet de sollicitations de la part de certains hommes qui rôdent autour de Mopao ?
K. : Oui. Mais je fais toujours valoir ma qualité d’une femme mariée et de mère de deux enfants.
(Milor)
D-I.K/Le Phare
Last edited: 20/03/2008 09:30:25