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Bonjour | 02/12/2008 0:48 | English Make DC Home page | RSS feed

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En dressant une liste de plus de 6.000 prétendus génocidaires qui seraient sur le territoire congolais, le Rwanda veut dire clairement qu’il ne veut pas du rapatriement de ses citoyens. L’autre source de blo­cage vient du fait qu’en dressant une liste de près de la totalité d’hommes valides que comptent les Fdlr, Kigali endigue les ef­forts de Kinshasa en faveur du rapatriement volontaire. C’est en préparation de ce blocage que Kigali a toujours exagéré le nom­bre des Fdlr en avançant le chif­fre de quatorze mille hommes; Qu’à cela ne tienne, sur qua­torze mille hommes, il y a des femmes et des enfants. II suffit de faire la soustraction pour comprendre que pour Kigali, tout ce qui reste est génocidaire. La conséquence est que Kigali ne voudra pas les recevoir. Le gouvernement congolais devra les amener ailleurs ou traduire en justice la pres­que totalité des Fdlr.

Lorsqu’on sait qu’il y a des femmes et des enfants qui n’accepteront pas de rentrer sans leurs pères gé­niteurs accusés de génocidaires, le refus de rapa­triement se précise. Le langage de Kigali est clair. Il ne veut pas des réfugiés Hutu de retour au Rwanda. Les raisons de cette aversion sont facilement imagi­nables. Paul Kagame n’a aucune intention d’appliquer la politique d’introduire ce qu’il considère comme un ver dans le fruit. Si un noyau. solide des Hutu rentre au Rwanda, il va de soi qu’il se constituera un groupe politique solide capable de sortir Kigali du silence de cimetière où vivent les politi­ciens. Cela poussera Kigali à réprimer et finalement à exacer­ber la communauté internatio­nale qui, aujourd’hui, caresse le Rwanda dans le sens des poils.

Rien n’est définitif dans ce monde. Des exemples dé­montrent que la communauté internationale change vite. Elle avait appliqué pendant des an­nées la politique de compréhen­sion vis-à-vis de l’apartheid. Mais, elle ne pouvait aller plus loin devant les injustices de cette politique. Elle a fait pression­ et finalement elle a participé à l’abolition de cette politique.

Tant que les Fdlr seront sur le territoire congolais, ce pays n’aura pas la paix dans sa partie orientale. C’est pourquoi, on  ne peut pas résoudre l’équation  Nkundabatware sans trouver une solution à la présence des Fdlr. Le chef de  Cndp ne fait pas mystère à ce sujet. Il a pris les armes pour chasser les Fdlr. S’il s’en prend au gouvernement, c’est parce que ce dernier serait incapable de rapatrier ces génocidaire rwandais. Communauté internationale tend malheusement une oreille  attentive à cette revendication du Cndp. Le Conseil de sécurité, croyant toujours qu’il suffi­sait de demander pour que les Fdlr s’exécutent, a pris la ré­solution 1804. Elle demande aux Fdlr de déposer les armes, de se mettre à la disposition du gouvernement congolais et de la Monuc pour leur rapatrie­ment. La réponse des Fdlr est niet. Que va faire le Conseil de sécurité ? Se taire ? Qui dit qu’il suffirait au gouvernement con­golais d’oser afin de réussir là où le Conseil de sécurité de l’Onu échoue ?

(Ern.)

Joachim Diana G./L’Avenir


Last edited: 19/03/2008 18:01:44

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