Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/07/2008 1:24 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
La rapidité avec laquelle l’interpellation du Premier ministre Gizenga est inscrite à l’ordre du jour de l’actuelle session ordinaire de l’Assemblée nationale confirme la critique avec laquelle la chambre basse du Parlement entend désormais mener son rôle de contrôle de l’exécutif. Les signes avant - coureurs d’une session parlemen­taire fertile en rebondissements politiques sont là. Le premier écho vient de l’Assemblée nationale avec en exergue la motion d’interpellation initiée par un dé­puté de l’Opposition. Inscrite à l’ordre du jour de la présente session de l’Assemblée nationale, cette mo­tion soulève déjà des vagues tant au sein de la majo­rité que de l’Opposition.

Le Bureau de l’Assemblé na­tionale s’est déjà mis au travail. C’est ainsi qu’il a tenu la pre­mière réunion de la Conférence des présidents des commissions pour se mettre d’accord sur les points à inscrire à l’ordre du jour avant de les proposer à la plé­nière de 1’ Assemblée nationale.

Dans son compte-rendu à la presse, le rapporteur général de  l’Assemblée nationale. Gre­goire Katende wa Ndaya a re­levé que lors de cette conférence, l’ordre du jour de la session a été proposé. Mais il faudra attendre que la plénière puisse en décider d’une manière souveraine pour que les points soient inscrits dans le calendrier de la session. Tou­tefois, dans les propositions qui ont été faites, l’interpellation du Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji et le projet de loi relatif à l’amnistie figurent parmi les projets de points retenus à la proposition de 1’ordre du jour.

L’interpellation, selon des sources dignes de foi a été ini­tiée par un député national de l’Opposition. On ignore encore les termes exacts de cette mo­tion d’interpellation. Mais il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’elle pourrait être liée à la loi financière exercice 2008 ainsi qu’au bilan de la première année du gouvernement au regard de l’exécution du programme 2007 et surtout les actions menées en ce premier trimestre du pro­gramme 2008. Mais également le dossier BDK et la sécurité à l’Est.

Rentré des vacances par­lementaires, l’auteur de la motion n’a pas manqué d’évoquer la situation générale du pays. Comme pour dire que le Gou­vernement sera accueilli à chaud » au lendemain de l’ouverture de cette rentrée par­lementaire.

L’amp menacée

Qu’à cela ne tienne. Cette initiative est conforme à l’article 138 de la Constitution qui stipule « Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, le moyen  d’information et de contrôle de l’Assemblée nationale ou du Sénat, sur le Gouvernement, les entreprises publiques, les établissements et services publics sont :

a)la question orale ou écrite avec ou sans débat non suivi de vote; b) la question d’actualité ;
c)l’interpellation ;
d)la commission d’enquête ;
e)l’audition par les Commis­sions.

Ces moyens de contrôle s’exercent dans les conditions déterminées par le Règlement intérieur de chacune des Chambres et donnent lieu, le cas échéant, à la motion de défiance ou de censure conformément aux articles 146 et 147 de la présente Constitution ».

Mais qu’adviendra-t-il si le Premier ministre était désap­prouvé ? De prime abord, la ma­jorité prendrait un coup sérieux et risque de voler en éclats. Ce qui conduirait à la reconstitution d’une nouvelle majorité si le PALU se retirait de la plate-­forme. Il y a là le risque d’une « crise » au sein de l’AMP pour autant que le PALU se sentirait trahi.

Il interpréterait cette dé­marche comme celle initiée par son propre clan dans le but de se débarrasser de son leader accusé déjà dans les mêmes milieux d’immobilisme. Il n’est pas ex­clu, devant cette hypothèse d’en­visager l’organisation des élec­tions législatives anticipées pour une nouvelle majorité. Et, bien sûr, une nouvelle opposition.

L’opposition divisée

Par ailleurs, il nous revient des sources concordantes que cette démarche du député de l’opposition n’aurait pas rencon­tré l’unanimité au sein de l’Op­position. Plusieurs chefs de grou­pes parlementaires de cette plate-forme, particulièrement l’UN ( Union pour la Nation) ont souhaité vivement que la motion soit d’abord débattue au sein de l’Opposition, enrichie avant qu’elle ne soit soumise à la Con­férence des présidents de grou­pes parlementaires.

Malheureusement, cette procédure n’aurait pas été res­pectée et l’auteur a déposé sa motion, unilatéralement, au bu­reau de l’Assemblée nationale. Certainement, fort de sa qualité de président d’une des commis­sions importantes de l’Assem­blée nationale. Bon nombre de ses collègues ont désapprouvé cette attitude qualifiée de cavalière. Alors que pour la cohésion de la plate-forme. Cette motion devrait être discutée au préala­ble par les chefs de groupes par­lementaires de l’Opposition.

Dans leurs réactions, cer­tains députés estiment que ce n’est le fait de déposer la motion d’interpellation qui importe, mais bien la suite. En effet, il faudra toujours s’attendre à ce que le Gouvernement se défende bec et ongle sur les griefs qui lui seront reprochés.

Si le Premier ministre ar­rive à s’en sortir de la plénière, tant mieux. Ce qui est d’ailleurs de bonne guerre démocratique. Il aura prouvé qu’il assume plei­nement ses responsabilités. Mais s’il s’avère que ses réponses ne convainquent pas, fatalement. Il faudra déposer la motion de dé­fiance ou de censure selon les dispositions réglementaires. Pour certains députés de l’Opposition. Il leur reviendra de proposer des alternatives face à l’attitude qu’adoptera la majorité. Alliance de la majorité parlementaire AMP.

Car, selon toujours cer­tains milieux de l’Opposition, le fait que cette motion n’ait pas été discutée, analysée au sein de leur groupe, l’Opposition risque de jouer le jeu de l’AMP.

L’opposition est égale­ment menacée, au risque d’être atomisée.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 19/03/2008 17:16:09

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067