Les opérateurs économiques Lushois digèrent mal l’implantation du BIVAC dans la capitale cuprifère de la Rdc pour autant que l’Office Congolais de Contrôle (OCC) joue le même rôle que BIVAC.
Les opérateurs économiques de Lubumbashi ont observé mercredi un arrêt de leurs activités commerciales en guise de protestation contre l’installation dans cette ville d’une représentation du Bureau international de vérification et de contrôle (BIVAC), un organisme international ayant conclu avec le gouvernement de la RDC un contrat pour le contrôle et la vérification à l’embarquement des prix, quantités et qualité des marchandises importées.
Dans les milieux des opérateurs économiques, on estime que l’implantation du BIVAC à Lubumbashi ne se justifie pas étant donné que l’Office Congolais de Contrôle (OCC), entreprise publique, s’occupe du même travail que ferait le BIVAC. Après une concertation entre eux sous l’égide de la Fédération des Entreprises du Congo, les opérateurs économiques de Lubumbashi ont décidé de rouvrir leurs magasins jeudi, en attendant, espèrent-ils, qu’une solution soit trouvée à leur revendication.
En outre, cet arrêt brusque des activités commerciales dans la ville de Lubumbashi a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Ainsi, le prix du sac de farine de maïs importé de la Zambie est passé de 7500 FC à 10.000 FC.
Contacté à ce sujet par l’ACP, M. Jean-Pierre Kongolo, président du comité provincial de la FEC/Katanga, a fait savoir que cette hausse des prix, résultant des effets de la loi de l’offre et de la demande, d’une part et de la peur de l’inconnu dans le chef des opérateurs économiques, d’autre part, n’est que passagère.
Il espère que la situation va se normaliser d’un moment à l’autre. Il justifie cette hausse des prix par le fait qu’avec le début des activités du BIVAC, le mouvement d’entrée des marchandises à partir du poste frontalier de Kasumbalesa connaît une perturbation.
ACP
Last edited: 18/03/2008 17:38:20