Conscient des perturbations qui peuvent surgir dans l’esprit des gens, Mwambay met en garde le public comme on le fait couramment face aux films interdits aux mineurs : « Débutants en foi chrétienne s’abstenir! »
Il est bien courant de voir s’accomplir des révélations de la Sainte Bible sur la vie de Jésus de Nazareth. Mais apprendre la vie cachée de ses amis fidèles autour de sa courte vie sur terre, cela n’arrive pas tous les jours ! Quelqu’un de très courageux vient de mettre à la lumière du jour les commérages de l’après –passion du Christ ressuscité. C’est Me Mwambayi Kalengayi qui est l’auteur et le metteur en scène dans la pièce intitulée « Magdala » inspirée des textes su livre saint. Conscient des perturbations qui peuvent surgir dans l’esprit des gens, Mwambay met en garde le public comme on le fait couramment face aux films interdits aux mineurs: « Débutants en foi chrétienne s’abstenir! »
Interdit qui a appelé, plutôt, à la curiosité, car le public a répondu nombreux tant à la grande première au Centre Wallonie- Bruxelles, mardi 11 et au Tarmac des Auteurs, mercredi 12 mars 2008.
Marie Madeleine et Judas à la Une
Sur scène deux artistes en dialogue heurté durant environ 45 bonnes minutes devant le tombeau vide de Jésus Christ: le comédien attitré Elbas Manuana dans le rôle de Judas l’Iscariote, le disciple traître et l’étoile montante Acène dans celui de Magdala ou Marie- Madeleine, l’amie intime.
En l’espèce, Judas, après avoir trahi et conscient de son faux pas, s’est amené avec la cordé au cou pour se pendre près du tombeau de son regretté maître. II aperçoit Marie Madeleine entrain d’aménager le sépulcre. Celle-ci est non seulement en pleurs, mais est mortifiée par la disparition du corps du Christ. S’apercevant soudain de la présence de l’élément nuisible, elle l’accable de tous les maux.
Elle le roue des coups tout en l’empêchant de toucher aux linges abandonnés par son maître. Judas, le trésorier en charge de la caisse des disciples se morfond et s’en suit un échange très serré : « Maudit soit le jour où j’ai accepté cette charge. Tu as vendu ton maître pour quel prix ? J’ai attendu en vain d’être promu commandant d’armée! Me voilà à bout des nerfs. Mais pourquoi Jésus n’avait pas désigné l’un de ses plus fidèles à la trésorerie ? Jean semblait très réglo et Pierre très radin comme un caillou !
Tout l’argent était thésaurisé. J’étais le seul qui bougeait pour renflouer les finances! C’est dans ses allés et venues que j’ai croisé les commanditaires. Qui sont-t-ils ? Les soit disant prêtres et gardiens de la loi! Ah, que les criminels sont naïfs !
Et, les commanditaires ingrats. Mais, comment auriez-vous voulu que ça soit autrement lorsque vous, ses disciples, ne l’avaient pas contraint de multiplier les pains et les poissons et de les distribuer gratuitement. Vous avez provoqué le chômage. Parce que les boulangers et les pêcheurs ont fermé leurs boutiques. A vouloir détruire le temple pour le reconstruire en trois jours, vous vous êtes attiré le gourou de tous les hommes d’affaires et les politiciens de tous bords...
Mais, toi aussi, Magdala, le maître était aussi si proche de toi, pourquoi ne l’avoir pas persuadé du contraire ? Les femmes avaient-t-elles droit de parole en public ? ! Parmi vous, les disciples, est-ce qu’il y avait tine femme ? Où était la parité ?
Bref, un entretien à battons rompus qui dévoile la seconde vie de Magdala: autant espionne que Juda au service de qui alors ?
Sur ce, Juda interroge le monde : « Si je n’étais pas corrompu, est-ce que Jésus allait mourir, puis ressusciter et monter au ciel pour sauver le monde ? C’est lé sentiment d’avoir bien rempli une mission divine. Des choses révélées aux initiés, tel Me Mwambayi.
Eddy Kabeya / Le phare
Last edited: 18/03/2008 17:33:53