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Controverse

Kinshasa, 18/03/2008 / Politique
C’est la Résolution 1804 du Conseil de sécurité des Nations unies par laquelle il a été demandé jeudi 13 mars 2008 au gouvernement congolais de procéder au rapatriement des ex-FAR/Interahamwe, des FDLR « d’autres groupes armés rwandais ». En d’autres périodes ce la devrait aller de soi. Mais,Voilà ! La RDC est en situation post-conflit  et subit encore les effets pervers de la présence continue des groupes armés étrangers sur son territoire.

Et, la reconduction des « différentes sanctions imposées à la République démocratique du Congo» n'est pas pour arranger ses affaires. Le Con­seil de sécurité a récemment prolongé « jusqu’au 31 mars 2008, l’embargo sur les armes ».

Il a justifié sa décision par le fait que «  la situation en RDC continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationale dans la région » des Grands Lacs. Ce qui est vrai.

Mais, ce qui l’est moins, c’est le flou entretenu autour de cet embargo en relation avec le gouvernement en place à Kinshasa.

Si la Résolution 1596 s’était fondée en 2005 sur à la poursuite des mouvements d’ar­mes illicites à l’intérieur et vers la République démocratique du Congo, » pour prévoir égale­ment « une interdiction de voyage et un gel des avoirs fi­nanciers de ceux qui violent l’embargo », elle avait cepen­dant laissé une ouverture.

En effet, au titre des exceptions à L’embargo, elle stipulait que « les mesures prises ses ne s’appliqueront pas aux fournitures d’armes et de maté­riels connexes ou déformation et d’assistance destinées aux seuls soutien ci usage des unités de l’armée et de la police de la RDC ».

Le Conseil de sécurité avait conditionné l’application de cette dérogation an fait qu’il l’allait que « ces unités remplis­sent certaines conditions, comme celle d’avoir achevé le processus de leur intégration ou être en cours d’intégration sur certains territoires du pays ».

Aujourd’hui, une ving­taine de brigades brassées for­ment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), tandis que Le processuS d’intégration se poursuit avec le soutien de la communauté internationale.

D’où vient que le gou­vernement de la Troisième République, issu des urnes, demeure encore sous embargo sur les armes ?

« Il n’y a pas d’embargo sur la RDC, dont le gouvernement est issu des urnes », con­tinue d’affirmer Kinshasa dont les armes commandées en République thèque ont été confisquées sur le vieux conti­nent par l’Union européenne. Au motif que « la RDC est sous ambargo ».

Face à la présente évo­lution de la situation, le Con­seil de sécurité doit rassurer le gouvernement congolais quant à l’acquisition du matériel militaire destine aux FARDC.

Une chose est de rapa­trier les rebelles rwandais, une autre est de neutraliser les milices congolaises dont les bommes du général déchu Lau­rent Nkunda, à la base de l’in­sécurité récurrente et des dé­placements de certaines de milliers de personnes de tous ages. Tout doit se faire en même temps.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 18/03/2008 13:25:23

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