Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/07/2008 1:28 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Ferme engagement de la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale à conduire des négociations efficaces entre partenaires du sensible secteur du commerce en Rdc pour une réelle remise de l’ordre au finish dans l’ensemble des milieux du travail et de l’emploi au Congo. Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie-Ange Lukiana Mufwankolo vient d’annoncer à la presse, en marge des négociations qu’elle entreprend actuellement avec le secteur du commerce, l’engagement du gouvernement de remettre de l’ordre dans le secteur de l’emploi, pour honorer la promesse du Chef de l’Etat qui a retenu l’emploi comme l’un des cinq chantiers durant son mandat et matérialiser la volonté du gouvernement qui a qualifié de « priorité des priorités » la question de l’emploi en RDC pour les cinq ans à venir.

Pour passer de la parole à l’acte, Madame Lukiana a publié un vaste calendrier des rencontres avec tous les secteurs d’activités, l’objectif étant d’instaurer et de maintenir le dialogue social au sein des entreprises. Elle estime que seul le dialogue entre les employeurs et les travailleurs peut apporter un climat sain.  Aussi s’investit-elle à la mise en place des délégations syndicales dans les entreprises, véritables courroies de transmission entre le sommet et la base. On note en passant que ce calendrier des rencontres prévoit notamment au mois de mars en cours le secteur du commerce, en avril celui de l’aviation et en mai, les médias.
Cela s’étendra jusqu’à la fin de l’année et aucun secteur n’a été oublié.

Cependant, pour réussir le pari de la création des emplois et de l’amélioration des conditions sociales des agents, il faut de l’argent alors que le budget 2008 n’a accordé qu’un faible taux de crédit au secteur de l’emploi. A cette question, certains spécialistes en la matière pensent qu’il y a lieu d’espérer parce que des signaux forts pointent déjà à l’horizon.

C’est le cas d’évoquer ici les bousculades, enregistrées depuis peu, des investisseurs chinois, coréens, sud-africains et autres qui ont annoncé leur intention de réaliser des ouvrages de grande envergure. Voilà qui va créer des milliers d’emplois en RD Congo. A cela s’ajoute l’ouverture très prochaine de nombreuses banques, comme l’a décidé le dernier conseil des ministres. Cette volonté de créer des emplois se fait remarquer à travers tout le pays, notamment à Kinshasa avec la création de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) qui va générer plus de mille emplois.

L’Etat actuel de l’emploi en RD Congo

D’après les récentes statistiques, moins de 20 % de la population active exercent à ce jour un emploi rémunérateur en RD Congo. Ce qui fait que beaucoup de Congolais n’ont pas de revenu qui s’acquiert par le travail en occupant un emploi. Une telle situation continue à perpétuer la pauvreté avec sa cohorte de problèmes, notamment la misère sociale, la prostitution, la déperdition scolaire, les maladies endémiques, le VIH/SIDA, les pires formes de travail des enfants pour nourrir la famille, la corruption, l’impunité, les détournements et toutes les autres antivaleurs  lourdes des conséquences.

De ce fait, il est même à craindre que la réconciliation nationale tant attendue, la paix, la démocratie et le développement durable soient hypothéqués. Concrètement, l’emploi en RD Congo peut être réparti en deux grandes catégories. D’une part, l’emploi formel ou moderne, en petit nombre, soit 20 %, exercé par les organisations ou les entreprises individuelles ou sociétaires, publiques et privées. Les secteurs d’activités sont les mines, l’énergie, le transport, les communications, le commerce, l’Administration, les Forces armées. Les employés bénéficient dans une certaine mesure, quoique encore dérisoire, de la protection sociale et sont organisés en divers syndicats.

D’autre part, l’emploi dit traditionnel ou informel, en grand nombre en RD Congo, soit près de 80 % est exercé dans les micro-entreprises individuelles et privées. Les travailleurs ne bénéficient pas pour le moment de la protection sociale. Ils ne sont pas constitués en syndicat pour la défense de leur intérêt et de leur métier. Il y a lieu de rappeler ici que l’emploi informel est une réalité vivante et tangible en RD Congo : 80 % de la population active l’exercent de fait.

Il joue un rôle moteur dans l’économie nationale, un rôle d’éponge de demandeurs d’emplois et d’extincteur qui régule le climat social. Par ailleurs, selon une étude, sept secteurs peuvent créer des emplois en RDC. Il s’agit de : l’informatisation, avec la volonté de l’utilisation croissante de l’outil informatique dans la gestion des entreprises, le développement rural et l’agriculture, l’agro-alimentaire, le textile, les services, la technique et la maintenance, ainsi que les nouveaux émergeants.

La même étude a plaidé pour la réforme de l’Institut national de sécurité sociale (INSS) et de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Pour ce qui est de l’INSS, jusqu’à ce jour, deux risques seulement sont organisés à savoir, la pension et les maladies professionnelles sur les neuf recommandés par le Bureau international du travail (BIT). L’INPP pour sa part, doit être doté du matériel adéquat et approprié. La réussite du chantier « Emploi » passe par ces considérations.

(Ern.)

ACP

Last edited: 13/03/2008 15:54:12

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067