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La cérémonie de lancement mercredi à Kinshasa des travaux des 5èmee Journées minières en Rdc a été l’occasion d’importants discours des membres du gouvernement ciblant l’enjeu de l’exploitation minière au Congo qu’il est urgent de rentabiliser efficacement. Les travaux des 5èmes journées minières ont été lancés mercredi matin, au Palais du peuple, à Kinshasa, par le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, décentralisation et sécurité, Denis Kalume Numbi représentant le Premier ministre. Le ministre de l’Intérieur a demandé aux participants de procéder à une évolution sans complaisance de cet important secteur de développement de l’économie de la République Démocratique du Congo.

D’éminentes personnalités interviendront au cours de ces assises, notamment les ministres des Finances, du Plan, de la Conservation de la nature, des Affaires foncières, de l’Emploi, les gouverneurs de province ainsi que des représentants des groupes sociaux.

Le tiers de la superficie de la Rdc cédé aux exploitants bénéficiaires des titres miniers !

Le ministre des Mines, Martin Kabwelulu a mis en cause certaines dispositions du Code minier comme soubassement du pillage des substances minérales de la RDC lors de son intervention mardi à l’occasion de l’ouverture des travaux des Etats généraux des Mines portant sur le thème principal de « l’évaluation de l’exécution du nouveau Code minier et ses mesures d’application ».

Le ministre des Mines a dressé un tableau sombre de l’exécution de la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier et ses mesures d’application, six ans après sa promulgation. Il a indiqué à cet effet que l’application du Code minier n’a pas contribué à la réduction de la pauvreté au pays en général et dans les zones minières en particulier. Il a, à cette occasion, justifié l’objectif poursuivi par la revisitation des contrats miniers en vue de mettre un terme au gel décrié des ressources minières nationales. Sur soixante (60) contrats miniers revisités, a souligné M. Kabwelulu, cinq (5) seulement sont en production, six (6) en étude de faisabilité et les titres couvrant les 49 contrats autres sont pour la plupart depuis 10 ans trafiqués dans diverses bourses étrangères.

 Il a présenté la répartition des titres miniers et de carrières de toute nature de la manière suivante : Bandundu 181 ; Bas-Congo : 291 ; Equateur : 114 ; Kasaï Occidental : 643 ; Kasaï Oriental : 405 ; Katanga : 1644 ; Kinshasa : 17 ; Maniema : 214 ; Nord-Kivu : 130 ; province Orientale : 762 et Sud-Kivu : 141, soit un total de 4.542 titres miniers et de carrières octroyés sur l’ensemble du territoire national dont les concessions couvertes par ces titres représentent 33,8 % de la superficie du pays. Ces travaux ont été ouverts par le ministre d’Etat à l’Intérieur, M. Denis Kalume Numbi.

Stigmatisation de la mégestion du secteur minier
 
Le ministre de l’Economie nationale et commerce, André Philippe Futa, a stigmatisé la mégestion du secteur minier congolais mercredi à Kinshasa, lors de son intervention aux 5èmes journées minières. Pour le ministre Futa, le secteur minier accuse une faible contribution au développement économique de la RDC à cause de beaucoup d’anarchiques que connaît ce secteur.

 M. André Philippe Futa qui intervenait sur le thème : « la place du secteur minier congolais dans l’économie nationale et internationale, d’ici 2011 » a dénoncé la fraude massive de grandes quantités de minerais et substances précieuses qui sont exploitées de manière informelle et quittent le pays illicitement.

Il a déploré le fait que presque toute la production déclarée est exportée à l’état brut ou semi brut ayant pour conséquence l’exportation desdits minerais sans que le pays ne tire aucun bénéfice de la valeur ajoutée, le processus de leur transformation se déroulant ailleurs.

Le ministre de l’Economie et du Commerce a relevé qu’en 2002, dans un contexte de croissance économique négative, le secteur minier a contribué à hauteur de 30,33 % dans le PIB, l’industrie manufacturée à 8 %, les transports et les télécommunications à 21,2 % et le commerce à 9,1 %. Il a déploré le fait qu’en 2007, avec un taux de croissance estimé à 6,3 %, la contribution du secteur minier est descendue à 6 % car très affectée par la lenteur des réformes structurelles et la fraude.

Selon lui, le secteur n’a donc pas tiré profit des opportunités offertes par le marché international, notamment la hausse de la demande et la flambée des cours.

Pour y parvenir, le gouvernement devra notamment : créer des structures de transformation des produits miniers localement pour permettre à la RDC d’en tirer le maximum de profits en terme de valeur ajoutée ; créer ou aider à créer une taillerie de diamant en RDC à Kinshasa ou Mbuji-Mayi et concessions minières accordés ; renforcer les outils de contrôle et de répression de la fraude et poursuivre l’installation du cadastre minier en province.

Dans cette optique, le taux de croissance à deux chiffres sera soutenu par une meilleure performance des secteurs minier et manufacturé ainsi que des télécommunications et des transports. La contribution du secteur minier au PIB pourrait se situer, a affirmé le ministre Futa entre 40 et 50 %.

Le secteur minier constituait le poumon de l’économie congolaise, a-t-il fait noter. Près de 701 % des recettes d’exploitation de la RDC pendant plus de 20 ans venaient de la production de la GECAMINES.

(Ern.)

ACP

Last edited: 13/03/2008 15:42:14

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