A Kinshasa, les congolaises ont donné une autre couleur, une solennité toute particulière à cette journée. Les artères de la capitale ont été parées des pagnes de toutes les couleurs. Pendant 24 heures, pantalons, bodies et autres accoutrements ont disparu de la capitale.
Les filles de Kinshasa, comme une seule femme, se sont mobilisées pour parler un même et beau langage de port des pagnes. De toutes les avenues et rues sortaient des Kinoises parées de pagnes.
Toutes ne juraient que par le port des pagnes : jeunes filles et fillettes dandinaient joyeusement, sous le regard content et curieux des Kinois. J’en ai vu de toutes les tailles : des sveltes, des grasses, des minces, des élancées, des courtes.
J’en ai aperçu de tous les teints : des brunes, des noires… J’en ai vu parées de tous les modèles : doubles pagnes, assortis d’un troisième paresseusement pendant sur l’épaule, un seul pagne assorti d’un libaya (blouse), un pagne noué sur la taille et un autre balançant nonchalamment sur l’épaule, un pagne noué sur la taille assorti d’une blouse, et un autre pagne noué sur la tête sous forme de foulard.
Sous des encouragements, ou des diatribes des curieux, les filles de Kinshasa ont sillonné, honteuses, les artères de la capitale d’un pas inhabituel et autre que celui commandé généralement par des pantalons, jeans et jupettes. Les jambes ainsi enroulées dans le pagne ont eu de la peine à se déplacer aussi facilement lorsqu’elles sont habituellement dans des pantalons.
Des vraies Congolaises
Et les hommes, ravis, de lancer à ces vraies Congolaises qui se pavanaient sur les artères de Kinshasa, pareilles à des mannequins : « Voilà comment vous devez vous habiller habituellement des Congolaises six/es artères de Kinshasa ».
(Ern.)Kléber Kungu/L’Observateur
Last edited: 12/03/2008 09:16:32