Ce séminaire avait pour but de familiariser les mandataires aux techniques modernes de gouvernance des entreprises et à leur permettre d’évoquer des cas concrets de relance des activités des unités de production dont la gestion leur est confiée.

La ministre du Portefeuille, Mme Jeannine Mabunda, a invité les mandataires publics à rentabiliser les entreprises sous leur gestion, à l’issue du séminaire d’immersion organisé du 7 au 8 mars à leur intention, au centre catholique Nganda, à Kinshasa. Ce séminaire avait pour thème « Bonne gouvernance et gouvernement d’entreprise. Mme Jeannine Mabunda a insisté sur l’esprit d’initiative, d’innovation et de créativité qui puisse apporter des solutions aux maux qui rongent les entreprises publiques. Elle a en outre, exhorté les nouveaux mandataires à éviter le dérapage de quelque nature que ce soit pouvant entraîner des répercussions fâcheuses dans plusieurs domaines de l’économie nationale.
Un accent particulier a été mis par la ministre du Portefeuille sur la rigueur qui doit désormais caractériser la gestion des entreprises publiques, à travers la feuille de route leur assignée, représentant un contrat de résultat appelé à être évalué trimestriellement. Mme Mabunda a rappelé aux mandataires que les comptes annuels de leurs entreprises devront faire l’objet de publication dans un réseau informatisé, accessible sur Internet, de même que le dispositif d’intégrité à mettre sur support téléphonique ou site Internet.
Politique de restructuration des entreprises publiques
L’essence de la réforme du Portefeuille d’Etat en général et de la restructuration des entreprises publiques en RDCongo a été mis en exergue par M. Ilunga Ilunkamba, secrétaire exécutif du COPIREP, parce que procédant toutes de la vision du nouveau rôle que l’Etat congolais a cru devoir s’assigner dans le contexte d’une gestion libérale des sociétés. Selon M. Ilunga, la réussite de cette réforme obéit à des principes précis et a concerné dans sa phase initiale, les entreprises publiques dans cinq secteurs cibles que sont le transport, l’énergie, les mines, le secteur financier et l’agriculture.
Il a ensuite mis en relief la modernisation du cadre juridique et institutionnel régissant les entreprises publiques à travers quatre projets de lois soumis par le gouvernement à l’adoption du Parlement en vue de leur promulgation par le Président de la République.
Mécanisme et nécessité de la feuille de route
Le mécanisme et la nécessité de la feuille de route, la détermination des objectifs et des moyens ainsi que du programme de son évaluation pour en faire un vrai instrument de la gestion participative et objective ont été développés par M. Adrier Omombo Omana, président du conseil supérieur du portefeuille.
Ce dernier a donné des étapes à suivre pour la réussite des objectifs assignés qui soutendent l’espace politique notamment, des mécanismes à tracer, les objectifs à poursuivre, des dispositifs et moyens appropriés, programmer les actions à mener ainsi que les évaluations des actions tout en respectant certaines normes afin de se situer si l’on est dans le bon ou dans le mauvais côté.
On a également enregistré les interventions de certaines entreprises publiques axées sur des cas concrets, tant en ce qui concerne le constat fait, à l’issue des états des lieux que des solutions envisagées. Par ailleurs le représentant des participants, le Pr. Emile Ngoy, a salué ce séminaire qui était nécessaire pour une prise en fonction efficace.
Pour Emile Ngoy, les mandataires ont exprimé en premier la gratitude à la ministre du Portefeuille au regard de son engagement à révolutionner les entreprises publiques et au regard de sa quête effrénée de l’excellence. Il a également exprimé l’engagement de tous les mandataires à contribuer à la réalisation du grand projet du gouvernement.
Acp
Last edited: 10/03/2008 13:57:37