L’évaluation de l’exécution du nouveau Code minier et ses mesures d’application en six ans de sa mise en œuvre, tel sera le principal intérêt des travaux des 5èmes Journées minières de la Rdc qui vont être organisées à Kinshasa du lundi 10 au mercredi 13 mars.

Dans le cadre des 5èmes journées minières, Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, va abriter, à partir du 10 mars prochain, les travaux des états généraux des mines. Il sera question de dresser un état des lieux du secteur minier et d’évaluer l’exécution du nouveau Code minier et ses mesures d’application, six ans environ après leur entrée en vigueur, afin de constater, déceler les lacunes et les faiblesses éventuelles en vue de proposer des mesures avec le concours de tous les acteurs et intervenants du secteur minier.
Les thèmes qui seront exploités en ateliers sont le nouveau Code Minier: atouts et faiblesses du cadre juridique, de sa mise en application et proposition de solutions (atelier 1); le nouveau Code minier et l’amélioration du bien-être économique, social et culturel de la communauté nationale en général et les populations locales affectées par les projets miniers en particulier: évaluation et perspectives d’avenir (atelier 2); la gestion du domaine de l’environnement minier (atelier 3); l’impact du régime fiscal, douanier et de change du nouveau Code minier sur l’économie nationale en général, les recettes de l’Etat et celles des entités administratives en particulier (atelier 4).
Les thèmes des ateliers ont été choisis de manière à répondre aux préoccupations soulevées par les pouvoirs publics, les opérateurs miniers et de carrières et les populations locales en rapport avec l’argumentaire développé pour justifier la réforme de la loi minière.
Les creuseurs dans une carrière de Likasi armés de pierre; ont affront les policiers, a constaté radiookapi.net. Des centaines d’exploitants miniers artisanaux sont descendus dans la rue jeudi avant midi. Ils s’insurgent contre leur expulsion de la carrière de Kamatanda a quelque 7 kilomètres de Likasi.
Les policiers ont tiré des coups de feu en l’air pour disperser les manifestants. Ces derniers se sont enfuis. La situation est redevenue calme dans l’après-midi. Plusieurs sources concordantes parlent d’un mort et de plusieurs blessés. Paul Kisimba, activiste des droits de l’Homme dans cette ville, retrace le déroulement des évènements. « J’ai trouvé un affrontement entre les policiers et les creuseurs, ainsi que des jets de pierre. Les policiers étaient encore en train de tirer en l’air. Les policiers ont pratiquement foncé au milieu des creuseurs, comme ces derniers avançaient vers eux. Des coups de feu sont en train de retentir un peu partout là. Je ne sais établir le moindre bilan maintenant parce que, tout autour de la mairie, les gens sont en train de courir un peu partout. Il n’y a aucun transport, les magasins sont fermés.
Selon la même source, les creuseurs revendiquent le droit de continuer l’exploitation de la carrière Kamatanda. Etant informés qu’on allait les faire partir de là, ils avaient posé directement le problème au gouverneur. Ce dernier leur aurait promis de surseoir cette mesure. Malheureusement, indique Paul Kisimba, les creuseurs auraient reçu l’ordre de quitter la carrière. Alors, ceux-ci sont montés à la mairie pour revendiquer.
Toutes les tentatives de joindre le ministre provincial de mines sur cette question sont restées vaines.
(Ern.)
Radiookapi.ne/Le Potentiel
Last edited: 08/03/2008 17:25:39