L’implication de la Mission de l’Onu au Congo (Monuc) dans la célébration ce samedi de la Journée internationale de la Femme en Rdc va être marquée par le lancement à l’initiative de cette mission d’un Observatoire de la parité pour assurer le suivi des progrès de ladite parité.
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Avec pour mission d’assurer le suivi des progrès de la parité en République démocratique du Congo, l’observatoire de la parité dans notre pays sera lancé ce samedi 8 mars 2008 à l’initiative de la Monuc. Si tant est que l’article 14 de la constitution a décrété ” la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales et que l’Etat garantit la mise en oeuvre progressivement de la parité homme-femme dans lesdites institutions “, c’est ici le lieu de s’interroger non seulement sur l’ampleur exacte des inégalités homme-femme dans notre pays, mais aussi de s’assurer si elles sont effectivement en voie de réduction.
D’abord les femmes elles-mêmes. Ont-elles intériorisé la notion de la parité pour pouvoir s’assumer et assumer pleinement leurs responsabilités en toutes circonstances? Ensuite, quel est l’impact des politiques visant à réduire les disparités si toutes fois elles existent entre les hommes et les femmes? Enfin, quelle est l’évolution du genre dans notre pays ?
C’est pour apporter des éléments de réponse à toutes les questions que l’observatoire de la parité en RDC a estimé utile de mettre sur pied deux instruments appropriés, à savoir l’indice de la parité et le tableau de bord devant procéder à l’évaluation de l’action de l’Etat dans ce domaine.
L’objectif visé par l’indice de parité consiste en fait à fournir des données et des informations relatives à l’égalité de sexe qui fait tellement couler d’encre et de salive depuis quelques années. Il devra donc mesurer l’écart entre les conditions des hommes et des femmes en RDC, ainsi démocratiser l’accès aux statistiques et enfin mettre à la disposition des décideurs des spécialistes des questions sur le genre et des ONG du secteur, un instrument de suivi efficace, valable et facile à utiliser, ne constitue cet indice de parité.
Selon la Monuc, il est prévu, dans un premier temps, au lancement de l’observatoire, que l’indice de la parité se concentre prioritairement sur le pouvoir politique et se préoccupe par ailleurs dévaluer si les femmes ont les mêmes possibilités que les hommes, s’agissant de leur capacité d’occuper des postes de responsabilité tant au sein des pouvoirs législatifs, exécutif que judiciaire aussi bien au niveau national qu’à celui des provinces et blocaux. Etant entendu que la parité, au risque de n’être qu’un slogan creux ne doit pas être circonscrite et ne s’appliquer qu’au seul sommet, mais aussi être décentralisée.
S’agissant du tableau de bord, qui est en fait un complément de l’indice de la parité, il permet de faire le suivi des progrès réalisés par le gouvernement et de mesurer l’efficacité des politiques nationaux de genre et de mise en oeuvre de la parité. A ce sujet, priorité sera accordée à la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme à tous les niveaux de nos institutions, mais aussi de leur impact sur la de marginalisation des femmes. Le gouvernement a-t-il déjà pris que les mesures concernant le pouvoir d’action politique des femmes et leur présence au sein des différentes institutions ?
C’est entre autres sur cette question que le tableau de bord de l’observatoire de la parité devra se pencher. Selon de nombreux observateurs, pour juste et ... que soit la mission assignée à cet observatoire, une chose reste certaine, les principales bénéficiaires du genre devraient pouvoir se montrer très actives pour obtenir leur représentation partout où cela est nécessaire, sans attendre que leurs partenaires hommes les poussent dans le dos où plaident tout simplement leur cause. On n’est jamais assez mieux servi qu’à soi-même, enseigne un adage qui n’est pas ignoré des femmes.
(Th)
Jeff Kalambaie/Uhuru
Last edited: 07/03/2008 17:23:00