C’est confirmé le sommet de la Ceeac sur la crise tchadienne se tient à Kinshasa le 10 mars 2008.

Après avoir succédé à son homologue du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), Joseph Kabila Kabange présidera le lundi 10 mars prochain, les travaux de la Ceeac. Ceux-ci regrouperont, autour d’une table, dix Chefs d’Etat de l’Afrique centrale en vue d’étudier les voies et moyens pour aplanir les divergences de vues à l’origine de la crise tchadienne. Ce pays a connu dernièrement des affrontements sanglants entre les forces loyalistes et les rebelles. Pour la réussite de ces importantes assises, un ballet diplomatique a été déployé dernièrement par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, qu’accompagnait le conseiller diplomatique et politique du Chef de l’Etat congolais, Marcellin Chissambo.
Partout où le chef de la diplomatie congolaise est passé, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont donné leur accord de principe pour prendre part aux travaux de Kinshasa en vue du rétablissement de la paix en Afrique.
Dans ce contexte, il faut faire remarquer à l’opinion tant nationale qu’internationale qu’en vue de faire de la paix, la concorde et la tranquillité en Afrique centrale un véritable leitmotiv, les responsables politiques de l’Afrique n’ont qu’une seule voie à suivre : mener une lutte sans merci contre toute tentative de prendre le pouvoir par la force.
A en croire les observateurs politiques de l’Afrique centrale et d’ailleurs, l’intégration de la sous-région est inconditionnellement soumise à la capacité de ses dirigeants à transformer cette contrée en un domaine où régnera la paix, la sécurité et la stabilité politique. La même opinion souhaiterait voir les Chefs d’Etat présents à Kinshasa s’appesantir sur cet incontournable aspect du problème grâce auquel, l’issue des travaux sera génératrice des pistes de solutions à toutes les requêtes restées, jusque-là, sans solution.
Plus particulièrement en ce qui concerne les tenants du pouvoir à N’Djamena et les différents chefs des mouvements politico-militaires du Tchad condamnés, à l’occasion de cette solennelle circonstance, à fumer le calumet de la paix pour le bien-être de tout le peuple tchadien dont les nobles visées ne concernent que la reconstruction intégrale de leur pays qui, en principe, doit être une oasis de paix, de concorde et de tranquillité.
Tous les peuples de l’Afrique centrale ont les yeux tournés sur ces travaux du fait qu’ils ont l’espoir de voir ces assises se terminer dans de bonnes conditions. Ainsi, les Chefs d’Etat de la Ceeac se feront d’emblée signaler par la conservation de la flamme allumée en vue de faire de l’Afrique centrale, une sous-région qui appellera tout le monde à y vivre en toute quiétude. L’autre vœu, c’est de voir mis en place un état-major unique des Forces Armées de l’Afrique centrale en vue de veiller à la prévention des conflits.
D’autres points d’envergure figurent à l’ordre du jour. Comme on peut s’en rendre compte, le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale sur la situation au Tchad, procèdera à une évaluation de la situation politique et sécuritaire de ce pays, conformément au vœu exprimé par le Président congolais et Président en exercice de la Ceeac, Joseph Kabila Kabange.
La convocation de ce sommet à Kinshasa, rappelle-t-on, était inscrite dans les messages respectifs du Chef de l’Etat congolais à ses collègues que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, avait apporté aux Etats membres. Car, à l’issue de son périple, il s’est dégagé une unanimité sur sa vision susceptible de ramener la paix au Tchad et partant, dans toute la sous-région d’Afrique centrale.
Séminaire sur la Ceeac à Kinshasa
En vue de bien préparer ces travaux, les membres du gouvernement participent depuis jeudi, à un séminaire jusqu’à samedi 8 mars 2008. Le thème à débattre concerne, bien entendu, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. La tenue de ce séminaire est dictée par la volonté du Chef de l’Etat congolais de relever, durant son mandat, les défis qui se posent sur les objectifs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale notamment sur le plan économique et de développement de la sous-région.
On note que cette sous-région est confrontée à une situation de crise qui risque de retarder son développement en dépit de ses nombreuses potentialités.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, qui a donné cette information, précise que chaque membre du gouvernement devra se faire accompagner de deux directeurs ou chefs de division ayant en charge des dossiers de cette institution économique de l’Afrique centrale.
(Yes)Le Palmarès
Last edited: 08/03/2008 14:12:00