Le centre de coordination de la lutte anti-mines des Nations Unies (CCLAM) effectue depuis le 28 février dernier en collaboration avec la Monuc, l’Ong DCA et la société sud-africaine Mechem, des opérations de déminage sur l’axe routier Kabalo-Kamina au Katanga.

Les usagers de l’axe Kabalo Kamina, dans la province du Katanga, pourront de nouveau l’emprunter, après les opérations de déminage qui s’y déroulent actuellement. Démarrées depuis le 28 février dernier, ces opérations de déminage sont exécutées conjointement par le Centre de coordination de la lutte anti-mines des Nations Unies (CCLAM), la Monuc, l’ONG Danish Church Aid (DCA), et la société sud-africaine Mechem.
Ce tronçon d’une grande importance économique, long de huit kilomètres, reliant la ville de Kabalo à Katutu dans le district de Tanganyika, a été fermé le 13 décembre 2007pour la protection des communautés et des usagers, à la suite de la découverte de deux mines anti-véhicules par la population. Saisie de la présence de ces engins hautement dangereux et mortels, l’ONG danoise internationale de déminage, Danish Church Aid (DCA), opérant dans la région avait déployé une équipe sur place pour neutraliser ces mines, délimiter un périmètre de sécurité et procéder à une enquête.
Devant cette situation embarrassante et imprévue, les autorités du district avaient introduit une demande allant dans le sens de poursuivre une intervention rapide, à l’évaluation de l’impact socioéconomique de la fermeture de cette route sur les populations environnantes et du temps requis pour un déminage classique.
C’est ainsi que le Centre de coordination de la lutte anti-mines (CC LAM) a demandé l’aide de la Monuc pour se faire. La Mission onusienne en RDC, a à son tour recouru à l’expertise de Mechem. La tâche assignée à cette compagnie (Mechem) consiste donc à accélérer le travail de déminage manuel qui sera réalisé ensuite par DCA, avec le concours des chiens démineurs. Pour faciliter, et pour le bon déroulement de cette opération conjointe, le CCLAM exhorte les communautés riveraines et les usagers de respecter les consignes de sécurité qui ont été émises. Mais, également, pour éviter toute conséquence fâcheuse qui pourrait survenir à la population, à cause de la non- observance des consignes données.
Par ailleurs, les utilisateurs impatients de cette route comptent sur le CC LAM et autre DCA, pour qu’elle soit de nouveau accessible dans les meilleurs délais, afin de faciliter les échanges et plusieurs transactions, comme par le passé.
Projet d’un Plan national de lutte contre la prolifération des armes légères
M. Mukeya Kiamwimbi, ambassadeur et secrétaire général aux Affaires étrangères a ouvert hier mercredi au salon Kasaï du Grand Hôtel Kinshasa un atelier sur le processus de développement du Plan d’action national (PAN) sur le contrôle et la gestion des armes en République démocratique du Congo. Les participants venus de différents pays membres ont d’abord suivi un documentaire « Road to peace », qui démontre combien la prolifération des armes légères cause beaucoup de mots et est à la base de plusieurs conflits armés en Afrique des Grands lacs.
Il a aussi insisté sur la sensibilisation du public dans la lutte contre la prolifération et le commerce des armes légères. Mais tous ces efforts indique-t-il, sont inhibés par une faible capacité opérationnelle, le manque d’infrastructures, les ressources financières limitées, la diversité sociale, etc.
En effet, lors de la conférence des Nations Unies en janvier 2006 sur l’examen des progrès réalisés dans le cadre du programme en vue de prévenir, combattre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, le gouvernement belge avait promis de soutenir les efforts de ses anciennes colonies. Ainsi, à travers le centre régional de lutte contre les armes légères dans la région des Grands lacs et la corne d’Afrique (Resca en anglais), le gouvernement belge a disponibilisé des fonds pour la phase préparatoire dudit plan.
L’objectif de ce centre est de dégager la vision gouvernementale sur les éléments devant inclure dans le futur plan d’action sur les armes légères de la Rdc. Du 6 au 7 mars 2008, un atelier pareil se tiendra au profit des organisations de la société civile et chercheurs congolais dans le domaine des armes légères pour avoir une vue harmonisée de ces deux composantes sur ce que devrait être le plan national sur les armes légères.
« Cette étape est très importante car elle est la confirmation de notre pays dans le processus de la lutte contre la prolifération et le commerce illicite des armes légères dans notre territoire et de répondre ainsi aux recommandations du programme de l’ONU, de la déclaration de Bamako, du protocole de Nairobi qui demandent à chaque Etat membre la mise en oeuvre d’un plan d’action sur les armes légères et de petit calibre », a souligné M. Albert Simabatu.
Dovin Ntelolo Diasonga/Jean-Marie Nkambua/L’Observateur/L’Avenir
Last edited: 06/03/2008 16:54:54