Les acteurs non étatiques impliqués dans le processus électoral congolais et la Cei se sont réunis, du 27 février 1er mars 2008 au centre catholique Nganda pour évaluer le chemin parcouru jusqu’ici.

C’est-à-dire les élections déjà organisées, notamment la présidentielle, les législatives nationales et provinciales, sénatoriales ainsi que l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces. C’était à l’occasion de l’atelier national d’évaluation de la campagne civique et électorale, de planification stratégique des élections locales en Rdc.
Organisé avec l’appui financier des partenaires de la Cei impliqués dans la campagne d’éducation civique et électorale, cet atelier qui a regroupé les représentants des organisations non étatiques de toutes les 11 provinces du pays a permis de faire la mise en commun des travaux de différents séminaires organisés en provinces sur ce thème. Comme d’habitude, à l’issue des travaux les participants ont émis plusieurs recommandations, notamment au gouvernement, à la Cei, aux bailleurs de fonds ainsi qu’à la société civile et aux acteurs non étatiques. A l’Exécutif national, on recommande de considérer l’éducation civique et électorale comme préalable majeur pour la bonne réussite des élections, mobiliser les ressources nécessaires pour l’éducation civique et électorale, s’investir pour la maîtrise de la situation à l’Est et prévenir le danger éventuel de l’intolérance au Katanga et des mouvements politico-religieux au Bas-Congo, etc.
A la Cei, de renforcer les capacités techniques de ses ressources humaines dans la conception des outils de sensibilisation, se dessaisir du rôle d’exécution des activités d’éducation civique et électorale qui revient aux acteurs non étatiques, produire les matériels de sensibilisation à temps et assurer leur distribution au niveau des circonscriptions électorales et des organisations de la société civile, etc.
Aux bailleurs de fonds, on demande d’assouplir les modalités et procédures des appuis au processus électoral en général et aux activités d’éducation civique et électorale en particulier, d’assurer un appui institutionnel, logistique et financier, de décentraliser les fonds alloués à l’éducation civique et électorale en les confiant aux structures crédibles implantées réellement sur le terrain, etc.
Clôturant les travaux, la 1ère vice-présidente a rappelé l’objectif poursuivi à travers l’organisation de cet atelier, à savoir: l’amélioration dans le domaine de la sensibilisation des acteurs, des candidats, partis politiques en vue de la réussite des élections urbaines, municipales et locales à venir. Rose Marie Mika a encore rappelé que le processus d’évaluation des activités de l’éducation civique et électorale a été lancé le 15 décembre 2007 par la Cei. Cela a permis de tirer des leçons des élections passées, en l’occurrence présidentielle législatives nationales, provinciales directes et indirectes, dans l’optique d’améliorer les faiblesses enregistrées aux prochaines échéances.
Elle a, par ailleurs, déploré le fait que l’éducation civique et électorale soit demeurée jusqu’à ce jour parent pauvre. Raison pour laquelle elle plaide pour son renforcement en moyens financiers, matériels et humains adaptés à la tache. Avant de louer l’action des acteurs non étatiques dans la sensibilisation électorale, et particulièrement l’appui au présent atelier. Il s’agit de Christian Aid, Cordaid, Diakonia, 11, 11, 11.
(Th)
Dom/Le Phare
Last edited: 05/03/2008 18:28:18