Les spécialistes de la radiodiffusion se sont réunis jeudi dernier au centre catholique Nganda pour un atelier portant sur la restitution des études provinciales sur la stratégie nationale de la radiodiffusion.

Dans le but de favoriser le développement d’un secteur radiophonique plus efficient et plus professionnel, le ministre national de la Communication et des Médias, Emile Bongeli, a ouvert hier les travaux de l’atelier de restitution des études provinciales sur la stratégie nationale de radiodiffusion sur toute l’étendue du territoire nationale. Cette étude connu l’appui du Fonds des nations Unies pour l’Enfance UNICEF), UNESCO et FAO. C’était en présence du ministre provinciale de la santé et affaires sociales, représentant le gouverneur de la ville de Kinshasa. Ces travaux qui s’organiseront successivement dans toutes les 11 provinces du pays, ont d’abord débuté dans la ville-province de Kinshasa.
En dehors de la restitution même, les participants seront conviés également débattre sur le cadre juridique et institutionnel de cette étude. Ce n’est qu’à la fin des travaux qu’ils pourront rédiger et adopter la stratégie-type de
développement de radiodiffusion de la province.
La radio, outil de développement durable
Pour le ministre de la Communication et Médias, la tenue de ces assises témoigne de l’importance que chacun accorde au développement de la radio en tant que médium incontournable dans un processus de développement durable. En vous intéressant à la radiodiffusion, vous avez une autre perception de l’importance sociale de la radio pour renforcer la cohésion au sein d’une communauté », a-t-il indiqué. Emile Bongehi estime que pour relever un pareil défi, il faut nécessairement passer par la communication pour le développement, tout en reconnaissant l’anarchie qui règne dans le secteur de radiodiffusion ».
Tableau sombre du secteur de radiodiffusion
« La République démocratique du Congo est le seul pays au monde où l’on peut enregistrer une grande anarchie dans le secteur médiatique », a-t-il reconnu, sans oublier de mentionner ses caractéristiques qui laissent à désirer. Il cite le contenu décevant, le message abrutissant, les propos calomnieux et insultants, les éloges mensongers, etc. « Bref, une radio au rabais », l’a-t-il caractérisé.
La plupart des radios ne produisent pas sur une base régulière, suffisamment de programmes destinés à appuyer les initiatives de développement social, économique, culturel et communautaire et n’assurent pas efficacement leur mission de service public », a ajouté Mme Mariam Traoré, administrateur de la communication en appui au programme à l’UNICEF/Rdc, au nom de l’interagence. En plus, celle a relevé l’inexistence des mécanismes institutionnels de coordination, de concertation et d’échange d’informations entre les divers partenaires impliqués dans la problématique du développement de la radiodiffusion. Pour un bon déroulement du processus de restitution des résultats des études provinciales dans toutes les provinces du pays, Mme Marian Traoré a annoncé que l’UNICEF, la FAO et l’UNESCO ont apporté un appui technique et financier.
Cet appui, précise-t-elle, va couvrir toutes les étapes du processus à savoir la réalisation des études provinciales, l’organisation des rencontres provinciales de concertation et d’un atelier national. En attendant la définition d’une politique de radiodiffusion, le ministre Bongeli a annoncé que le gouvernement va bientôt doter le pays d’une stratégie de développement de radiodiffusion. Un tel cas, estime-t-il, éviterait à l’avenir le saupoudrage des moyens de communication.
(Th)Gypsie Oïssa/Uhuru
Last edited: 05/03/2008 14:04:08