Plusieurs localités près de Lubero et dans le Masisi sont redevenues des théâtres des combats entre éléments des forces négatives hutu rwandais (FDLR) et des militants patriotes Maï-Maï tout comme ceux du groupe armé PARECO au point de provoquer un nouvel exode des populations.

Des affrontements entre éléments hutu rwandais (FDLR) et Maï-Maï du Pareco ont été signalés jeudi dernier, dans plusieurs villages du Nord-Kivu, conséquence : de nombreuses familles ont fui les combats pour aller se réfugier dans des localités environnantes.
Des combats entre les rebelles hutu rwandais (FDLR) et les Maï-Maï du Pareco, sont signalés depuis jeudi dernier dans les villages de Mbwa-vinya, Bisehera, Kanyati et Kasiki. Localités situées à 190 kilomètres au Nord de Goma, indique radiookapi.net. Selon la source, d’autres combats ont éclaté dans la journée du vendredi 29 février dernier à Masisi, entre les mêmes Maï-Maï du Pareco et les éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda.
Fuyant les hostilités, les populations civiles des villages précités se sont dirigés vers Luofu, Kaina et de Kanyabayonga. renseignent les autorités locales. Interrogés au sujet de ces affrontements, les responsables de ce mouvement ont affirmé que ces combats opposaient plutôt les FDLR-RUDI aux MaïMaï de Vurundo et de Kasidi. Une information réfutée par le porte-parole de ce groupe Maï-Maï.
Quant au front de Masisi, la bataille était localisée dans les villages de Kahanga et de Kaniro. Des responsables du Pareco, ils accusent les éléments du CNDP d’avoir attaqué leurs positions. Avant de faire remarquer que les troupes de Laurent Nkunda sont positionnées à Busumba, vers Kichanga et préparent une autre attaque. Par ailleurs, le Conseil régional des organisations non gouvernementales (Crong) du Nord-Kivu, dénonce des cas d’enlèvement dans plusieurs localités sous contrôle du CNDP dans le territoire de Masisi révèle la source.
D’après le témoignage d’un membre de cette organisation au moins une dizaine de cas ont déjà été enregistrés. Parmi les personnes enlevées, la source cite un animateur d’une association locale partenaire du Crong. Celui-ci avait été pris à la barrière du CNDP à Bihambwe depuis le 23 février. Jusqu’à ce jour, sa structure n’a pas de ses nouvelles.
Pour le Crong, cette situation provoque entre autres, la paralysie des activités scolaires et la déstabilisation des actions de développement dans ce secteur. D’après la même source, les motifs pour lesquels le CNDP arrête des paisibles citoyens sont divers. Ils sont accusés soit d’appartenir au mouvement Pareco, soit de détenir des armes.
Mais, les responsables du Crong pensent que les vrais motifs sont ailleurs. Ils constatent que ce sont les leaders d’opinion qu’on considère comme pouvant avoir une certaine influence dans les milieux qui sont les plus visés.
(Th)
A.T./Le Potentiel
Last edited: 03/03/2008 17:23:30