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Les vêtements griffés passionnent les Kinois

Kinshasa, 03/03/2008 / Culture
Souvent, on a affaire à des commerçants qui se contentent unique­ment de l’argent et se moquent de l’apparence de leur client. Le croisement des avenues du Port et des Avia­teurs appelé communément rond-point Forescom, est actuellement envahi par des boutiques d’ha­billement. Il faut dire que le commerce du prêt- à- porter se porte bien à Kinshasa.

Les Kinois, amoureux de la sape, sont toujours atti­rés par les nouvelles col­lections de vêtements de luxe et de griffes, peu im­porte leur coût. C’est le propre du Kinois de vivre au-delà de ses moyens. Il cherche toujours à soigner son apparence, malgré les moyens dont il dispose pour s’offrir un vêtement de luxe dans l’une de grandes bouti­ques de la capitale. Même s’il est affamé, c’est un rêve qui doit absolument se réaliser. Ainsi, ils sont tou­jours fascinés, lorsqu’ils débarquent au Rond Point Forescom, par la vue de tous ces mannequins vêtus de toutes sortes de collec­tions.

Le luxe n’a pas de prix

« Moi ça ne gène pas d’entrer dans des boutiques de luxe car elles sont là pour tout le monde. Il suffit seulement d’avoir de l’argent qu’il faut dans ses poches. On marchande aussi. Même le luxe n’a pas de prix quoique l’on dise que l’habit fait le moine, on reconnaît, aussi le moine par son habit... » ,   précise Tryphene Ngoie.

Cependant, ces bou­tiques d’habillement ont une particularité par rap­port à celles du marché Central, on y vend la qua­lité et le luxe. Les vête­ments griffés sont vendus à des prix d’or. Tous les jours, les articles y ont vendus à une clientèle fi­dèle, sans compter les vi­siteurs qu’elles reçoivent tous les jours. « Quand je me promène au Rond point Forescom, c’est souvent pour voir les nouvelles collections. Ces derniers temps, c’est le satin qui est à la mode, il y a aussi les jupes midi, les tailleurs. Un passage en ces lieux permet d avoir une idée de ce qui est à la mode. De ce faire comme je travaille, je peux faire un choix dans l’une où  l’autre boutique. J’adore qu’on me dise que je suis bien habillée,  déclare Sandra Mwaluke, vingtaine révolue.

Billy Mbuyi, respon­sable d’une boutique déclare : « Mon souci est d’offrir la meilleure qua­lité car le marché est envahi par des pirates que je cherche à combattre.

Ainsi un connaisseur dans le domaine vesti­mentaire saura faire la différence. La boutique habille tout le monde sans distinction de classe sociale. Nous comptons aussi, parmi nos clients les parlementaires et les mandataires. Moi je vends plus les super clas­siques, les tenues pour de grandes cérémonies (ma­riage, anniversaire, col­lations...). Je me suis en­gagé à habiller classi­quement le Congolais afin de donner une meilleure image de lui-­même et du pays.
Il ne suffit pas seulement de mettre un habit qui coûte cher pour être bien ha­billé. Très souvent, on a affaire à des commerçants qui se contentent unique­ment de l’argent et se moquent de l’apparence de leur client.

Or, un ha­billeur prodigue des con­seils sur les tenues, les couleurs... Par ailleurs, à l’instar de bus les métiers, le notre a aussi ces difficultés. Nous sommes freinés par la lenteur du système douanier. Il y a trop de tracasseries même quand nous som­mes en rupture de stock, nous sommes obligés d’attendre. Nous ne nous plaignons nullement des taxes car nous voulons aussi le développement de ce pays ».

(Milor)

Lisette Lubamba/Le Potentiel

Last edited: 03/03/2008 14:11:07

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