Le ministre d’Etat aux Affaires étrangères vient d’effectuer une mission au Burundi et au Cameroun où il a été reçu successivement par le président burundais et le Premier ministre camerounais dans le cadre des préparatifs du sommet extraordinaire de la CEEAC sur le Tchad.

En prévision du sommet extraordinaire sur le Tchad qui se tiendra à Kinshasa au mois de mars, le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Antipas Mbusa Nyamwisi, s’est rendu, le week-end dernier, au Burundi et au Cameroun, pour étudier les modalités pratiques de la participation de ces pays à ces assises sur le Tchad.
C’est en qualité d’émissaire du Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), que le patron de la diplomatie congolaise a fait ce déplacement. A Bujumbura, Mbusa Nyamwisi a été reçu par le président burundais Nkuruziza qui a confirmé la participation de son pays auxdites assises.
Tandis qu’au Cameroun, c’est le Premier ministre qui l’a reçu et lui a donné toutes les garanties pour la participation de son pays au sommet extraordinaire sur le Tchad à Kinshasa. Il convient de rappeler que le Chef de l’Etat congolais et Président en exercice de la Ceeac s’est toujours préoccupé de la situation politique au Tchad depuis les tristes événements du début du mois de février. C’est dans ce contexte qu’il a convoqué un sommet extraordinaire pour débattre des problèmes du pays d’Idriss Deby Itno, afin de dissiper les malentendus et d’aider ce pays à consolider sa démocratie en vue d’un développement harmonieux.
On se souviendra qu’en date du 12 février 2008, le président en exercice de la Ceeac avait dépêché deux émissaires auprès du Chef de l’Etat tchadien, à savoir : le ministre congolais Mbusa Nyamwisi et le Secrétaire général de la Ceec, Louis Sylvain Ngoma, pour lui rassurer de son soutien et du souci toujours croissant de voir la paix et la concorde revenir dans ce pays. La Ceeac, à travers son président en exercice, n’a jamais cessé d’exprimer son soutien au peuple tchadien ainsi qu’aux institutions démocratiquement élues de ce pays. Le sommet extraordinaire sur le Tchad sera un moyen efficace de prévenir des situations malheureuses, d’abord au Tchad, puis dans d’autres pays membres de la Ceeac.
(Th)
Désiré Limesso/Le palamrès
Last edited: 03/03/2008 14:14:53