Le ministre des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR), Pierre Lumbi Okongo, a procédé vendredi à l’évaluation des projets de réhabilitation des infrastructures routières avec les différents bailleurs de fonds intervenant dans le financement de ce secteur.
Il s’agit de la Banque mondiale, l’Union européenne, SINO-Hydro, Banque africaine de développement et la Coopération britannique (DFID).
Le ministre Pierre Lumbi a indiqué que l’évaluation consistait à connaître l’état d’avancement des projets de réhabilitation des routes, identifier des difficultés et harmoniser les vues pour l’aboutissement heureux des travaux dans l’intérêt du peuple congolais, principal bénéficiaire.
Il s’agit des projets de réhabilitation des tronçons routiers des routes nationales n°s 2 et 4 reliant respectivement Mbuji-Mayi (524 km) (Kasaï Oriental)-Kasongo, au Maniema 496 km et Kisangani-Niania (341km), Beni-Niania 410 km dans la province Oriental,e qui sont financés par la Banque mondiale sous la surveillance de l’UCOP. Il s’agit également des projets de réhabilitation des tronçons routiers Pont Lufimi-Pont Kwango 57 km ainsi que la réhabilitation des ponts Mayi-Ndombe et Lufimi.
Le projet se préoccupe aussi de l’entretien en régie par les brigades de l’Office des routes dans les provinces Orientale et de l’Equateur, ainsi que la réouverture de certains itinéraires dans les provinces Orientale et du Nord-Kivu sur financement de l’Union européenne (UE). L’évaluation a concerné en plus les projets financés par la Banque africaine de développement (BAD) pour les tronçons routiers N’sele-Lufimi (49km) y compris les ponts N’sele à Kwango (72 km), sans oublier la réhabilitation des ponts sur les rivières y aboutissant.
Le financement de la BAD a consisté aussi en la réalisation des études sur l’axe routier allant de la rivière Loange-Mbuji-Mayi en passant par Kananga. Le projet Pro-Route financé par la Banque mondiale, l’Union européenne et la Coopération britannique a été aussi passé au peigne fin en vue de connaître l’évolution de la réouverture des routes devant relier les chefs-lieux des provinces.
Il concerne dans un premier temps les liaisons entre Kinshasa –Bandundu –Kasaï et province Orientale. L’évaluation des projets des infrastructures se situe dans le cadre de la coopération entre la RDC et la Chine. Il s’agit enfin des projets financés dans le cadre de la Coopération technique belge qui concerne la voirie de Kinshasa.
Les avis des participants
M. Roger Busima Kataala, administrateur délégué général de l’Office des voiries et drainage, a déclaré que cette rencontre a permis à la RDC d’éviter les chevauchements des financements et d’œuvrer dans une même direction. Il a par ailleurs indiqué que son action dans le secteur de la voirie urbaine de Kinshasa va d’abord s’atteler à la suppression des points chands sur toute la voirie circulable.
Mme Marie-Françoise Nelly, directrice en charge des opérations en République Démocratique du Congo et la région Afrique, a parlé de la mise en place d’une petite équipe pour l’élaboration d’une carte d’état d’avancement des travaux pour les différents projets.
Elle a enfin relevé la nécessité du bitumage de la route Kisangani-Beni dont l’importance des trafics est plus importante, soit 400 véhicules par jour.
Le coordonnateur de l’Unité de coordination des projets (UCOP) Chalondowa, a quant à lui relevé que la réunion est parvenue à harmoniser la politique d’ouverture des routes et la projection à court et long termes de la politique de réhabilitation des infrastructures.
L’ADG de l’Office des routes, M. Nsitu, a pour sa part indiqué que la réunion a consisté à faire le point sur les projets en chantiers ainsi que les projections de parachèvement des travaux.
Acp
Last edited: 03/03/2008 13:44:06