Le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur a tapé du poing sur la table pour réagir vivement contre la résurgence d’actes inciviques au Bas-Congo relevant des provocations des miliciens de la secte politico-religieuse de Bundu dia Kongo du député national Ne Muanda Nsemi.

Les récents actes de violence et d’intolérance qui secouent le Bas-Congo, en térritoire de Luozi ont nécessité l’envoi d’une mission d’urgence pour rétablir l’autorité de l’Etat. Une situation qui s’empire au quotidien, selon un mémo de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).
Denis Kalume Numbi, ministre d’Etat à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité a réagi vivement à la résurgence des cas d’intolérance lesquels ont été dénoncés par l’Eglise du Christ au Congo dans une correspondance.
Selon radiookapi.net, à la suite des actes d’intolérance perpétrés par les adeptes de Bundu dia Kongo dans la province du Bas-Congo, une équipe d’urgence a été déployée par les autorités depuis mercredi dans la cité de Luozi. Elle a pour objectif de rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat.
Arrêter les responsables de ces massacres
C’est la réaction du gouvernement au mémorandum de l’Eglise du Christ au Congo qui dénonçait dans cette correspondance les actes de xénophobie perpétrés par les adeptes de Bundu dia Kongo dans le BasCongo.
Le ministre d’Etat en charge de l’intérieur, Denis Kamine, a annoncé la décision le jeudi 28 février dernier, suite à une réunion de sécurité tenue à Kinshasa à ce sujet.
Pour justifier l’envoi de cette mission, Denis Kalume a évoqué les cas de personnes jugées, brûlées ou enterrées vivantes par le BDK.
Le ministre d’Etat à déclaré à radiookapi.net: « Il fallait que nous puissions rapidement prendre des dispositions pour mettre fin à cette situation. Nous avons décidé, primo, de prendre rapidement des dispositions pour envoyer des hommes sur place, avec le gouverneur de province, le ministre provincial de l’Intérieur les responsables de justice, tant militaires que civils, pour arrêter les responsables de ces massacres, les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils soient jugés, et remettre en place les responsables des services de l’Etat, qui ont été déstabilisés.
Restaurer l’autorité de l’état
Et d’ajouter : « il fallait qu’on prenne des dispositions pour rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire. Partout oui l’autorité de 1’Etat a été déstabilisée, il faudra que nous puissions rétablir. ça fait partie des missions constitutionnelles. Les dispositions ont été prises clans, ce sens. Pour le moment, la situation est sous contrôle et tout évolue bien ».
A rappeler que dans un mémorandum adressé au gouverneur de cette province, l’ECC a regretté le silence du pouvoir face aux actes d’intolérance perpétrés par les adeptes de Bundu dia Kongo au Bas-Congo. L’église protestante a demandé ensuite que l’autorité de l’Etai soit restaurée dans cette partie de l’Etat.
Dans ce document, on pouvait relever les faits suivants: menaces, enlèvements, actes de tortures sur des pasteurs, des préfets, des directeurs d’écoles et des enseignants ; actes de vandalisme dans les églises ; incitation à la xénophobie. Les responsables de l’ECC ont aussi dénoncé dans ce même tous les actes d’intolérance perpétrés contre des fidèles protestants et chrétiens entre juin 2007 et février 2008 au Bas-Congo, principalement dans les districts du Bas-Fleuve et des Cataractes.
Elle a demandé également que l’autorité de l’Etat soit restaurée au plus vite sur toute l’étendue de la province, tout en mettant en garde les autorités sur leur silence, qui favorise la récidive des malfaiteurs.
Au mois de juillet 2007, de violents affrontements entre les adeptes du BDK et des policiers avaient fait 105 morts.
(Milor)
Eyenga Sana/Potentiel
Last edited: 01/03/2008 16:01:29