Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 17/05/2008 7:37 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
La dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de quitter Kinshasa a évalué les répercussion sur le programme défavorable des prix et de taux de change imputables aux dérapages budgétaires qui, contrairement à l’a priori négatif des experts du FMI, se justifient par les impondérables et autres imprévus budgétaires. A en croire le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, M. Jean Claude Masangu Mulongo, dans son interview livrée à la Ra­dio Okapi, il y a eu effectivement beaucoup plus de dépenses enre­gistrées sur le plan budgétaire. Cependant, il y a lieu de reconnaî­tre que ce sont des dépenses de souveraineté parce qu’elles ont été opérées pour couvrir des questions importantes de sécurité nationale.

Le gouvernement ne pouvait pas ne pas intervenir financièrement pour régler des situations sécuritaires d’urgence mettant en cause l’intégrité territoriale et même la vie de la population.

Dans le même ordre d’idées, il y a aussi lieu d’admettre les dé­penses consacrées aux urgences des catastrophes naturelles dont les tremblements de terre du Sud­ Kivu. Ceux-ci caractérisés par plu­sieurs répliques ont contribué à grever le budget.

S’il faut admettre qu’il y a eu trop d’injection d’argent dans l’économie, comme l’a reconnu le gou­verneur Masangu dans son inter­view accordée à un journaliste de radio Okapi, il n’empêche de noter que d’autres facteurs ont servi puissamment d’éléments déclencheurs à la hausse des prix tels que le renchérissement du prix de pétrole sur le plan international et au plan nationale l’engorgement au port de Matadi où l’on dénombre plus de 7.500 conteneurs à évacuer pour lesquels leurs propriétaires paient, à compte-goutte, les frais inhé­rents au dépôt. Et pour se faire justice, notamment pour tout le retard accumulé dans l’acquisition de leurs marchandises ainsi blo­quées, ces opérateurs économi­ques répercutent le coût excéden­taire à la vente.

Préparer les prochaines rencontres bilatérales

Cependant, dans ses conclu­sions, la mission du Fmi conduite par M. Brian Ames a reconnu qu’il y a un bémol qui présage des correc­tions à l’avenir. Elle reconnaît que la mise en œuvre du programme de référence jusqu’à la fin 2007 a donné des résultats positifs quoi que mitigés par le fait que les grands objectifs macroéconomi­ques du programme, notamment en matière de croissance et d’in­flation, aient été atteints pour l’en­semble de l’année.

Et ce en dépit du fait que d’importants indicateurs monétai­res et budgétaires n’ont pas été respectés à fin décembre 2007 du fait de dépassements des dépen­ses publiques.

Toutefois, la mission a relevé un indice favorable qui se résume au fait que les pressions sur les taux de change et sur l’inflation is­sues des récents dérapages bud­gétaires semblent s’être modérées suite aux mesures correctives adoptées par les autorités. Et que la banque centrale a resserré la politique monétaire au début jan­vier, prévenant ainsi d’autres pres­sions sur les taux de change et l’inflation. Dorénavant, une politique monétaire prudente et une stricte discipline budgétaire devraient as­seoir la stabilité macroéconomique, et répondre ainsi aux aspirations de la population congolaise.

Obtenir la croissance dans un cadre macroéconomique

Et en fin de compte, l’équipe d’experts du Fmi s’est entendue avec les autorités sur un ensem­ble de politiques macroéconomi­ques et de réformes structurelles pour 2008 qui, si elles sont mises en oeuvre, devraient contribuer à promouvoir la croissance dans un cadre macroéconomique stable. Ils ont également évalué les retom­bées macroéconomiques et finan­cières probables de grands projets d’exploitation minière et d’infras­tructure sociale sur le point d’être achevés tout en demandant cer­tains éclaircissements nécessai­res.

Au-delà de ce bémol, des pré­occupations subsistent, par ailleurs, quant à la gestion des fi­nances publiques et à la composi­tion des dépenses. Elles se résu­ment, de manière plus précise, sur la masse salariale qui risque d’ex­clure des dépenses prioritaires en biens et services et des investissements financiers sur des ressources intérieures.

Quant aux discussions sur un programme triennal pouvant être appuyé par un accord financier au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la crois­sance (Fprc), elles se poursuivront durant les réunions de printemps du Fmi et de la Banque mondiale en avril 2008, comme annoncé.

En attendant ce rendez-vous du second semestre de l’année 2008, le gouvernement s’est fixé des assignations macroéconomi­ques pour la fin mars et fin juin. Elles seront accompagnées de mesures structurelles, notamment pour renforcer la gestion des finan­ces publiques lesquelles feront l’objet d’un suivi par les services du Fmi.

(Ern.)

H. Ambalu et CI. Nyembwe/Uhuru

Last edited: 29/02/2008 15:38:02

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067