Les premiers mois de cette année 2008 sont particulièrement marqués par le renchérissement des prix des biens et services, lesquels ont connu une majoration de 102 %, une situation qui perturbe l’état de salariat émargeant au budget de l’Etat qui attend de nouveaux ajustements d’émoluments dans le cadre du projet gouvernemental d’innovation sociale.
Les premiers mois de cette année 2008 sont particulièrement marqués par le renchérissement des prix des biens et services lesquels ont connu une majoration de plus de 102 %, une situation qui perturbe l’état de salariat émargeant au budget de l’Etat qui attend des nouveaux ajustements d’émoluments dans le cadre du projet gouvernemental d’innovation sociale. Le prétexte semble tout trouver pour les opérateurs économiques.
Ils évoquent et prétendent, pince sans rire et avec un maximum de fausseté, qu’il faut culpabiliser la hausse mondiale des cours des matières premières et des produits alimentaires, due essentiellement à l’accroissement de la demande en raison de l’arrivée des nouveaux acheteurs dans les pays de l’Amérique du sud et de l’Europe de l’Est (principales zones d’achat des opérateurs économiques congolais) et à la baisse de la production liée aux perturbations économiques imputable à la subprime qui a dérégulé les fonds d’investissement des multinationales.
Mais, après une enquête menée sur terrain, particulièrement auprès des importateurs et des distributeurs cartellisés, la vérité est que ceux-ci sont entrain de maximiser leurs profits à travers des pratiques illicites inspirées sur la conduite des certains services et autres intervenants publics dans la chaîne d’importation et d’exportation. Et la cruelle vérité a donné à voir que l’économie du pays échappe désormais au contrôle des pouvoirs publics et elle est devenue tributaire des pulsions des opérateurs économiques qui en déterminent le fonctionnement et le mode opérationnel.
Dans tous les cas, à l’absence d’une politique coercitive, tout semble indiquer des indices permanents d’une déstabilisation qui va s’accentuer pareille à celle qui a précédé l’érosion économico-financière à la veille du lancement du nouveau-zaïre. Selon les observateurs, les patronats congolais seraient intimement concernés par cette situation qui a tendance à s’installer sur la durée. Car, quoi qu’ils n’ont pas un rôle social à jouer et qu’ils ne sont pas des philanthropes, un rôle contre nature par leur vocation, ils devraient tout au moins appelés leurs membres à plus de respect des règles de commerce et à l’observance des ratios de marges bénéficiaires définis par l’Institut national de la statistique (Ins). Et lesquels ne doivent pas avoir un impact négatif sur le pouvoir d’achat moyen national.
La surchauffe sur tous les produit
Actuellement, tout coûte cher. Les gagne-petit éprouvent des difficultés insupportables à se nourrire ne fut-ce que pendant une douzaine de jours par mois tellement que les prix intérieurs se sont envolés et ce, «à un rythme frénétique que ne justifie pas le commerce mondiale si l’on se base sur les affirmations de l’Organisation de commerce et de développement économique (Ocde).
En Rdc, les opérateurs économiques qui n’apprécient pas les taxes à l’importation qui sont exagérément nombreuses, imposent leurs propres prix, aidés à cela par la réglementation qui n’intervient pas pour la fixation des prix d’autres produits en dehors de ceux dont les prix à la distribution doivent au préalable être homologués.
Selon un agent d’un important importateur des surgelés, son employeur ne tient pas compte des agrégats dans la confection des prix. Ils sont fixés en fonction de la maximisation des profits. Et il ne faut attendre mieux d’un commerçant. Cette profession a horreur des pertes et elle anticipe sur les événements. Surtout dans le contexte de cette crise mondiale, les opérateurs économiques, les importateurs des produits vivriers en première ligne, ne reculent pas devant les scrupules.
C’est ainsi qu’il observe au quotidien, la hausse des prix des produits importés. A titre d’exemple, le sac du riz de 50 kg qui coûtait 38 Usd au mois de novembre 2007, est vendu actuellement au prix de 42 Usd. Le carton de mpiodi coûte lui actuellement sur le marché 65 Usd alors qu’avant le paiement du prix assurance fret, il a une valeur de 12 Usd. Et il en est de même pour tous les produits manufacturés d’importation.
(Ern.)
Hermann Ambalu/Uhuru
Last edited: 29/02/2008 15:13:48