Le retour ŕ la coopération avec des institutions de Bretton Woods lequel est marqué jusqu'ŕ ce stade par l'assistance technique du Fonds monétaire international (Fmi) a permis d'améliorer la gestion des finances publiques de l'Etat congolais avec comme conséquence l'assainissement de l'environnement économique.
Le retour ŕ la coopération avec des institutions de Bretton Woods lequel est marqué jusqu'ŕ ce stade par l'assistance technique du Fonds monétaire international (Fmi) a permis d'améliorer la gestion des finances publiques de l'Etat congolais avec comme conséquence l'assainissement de l'environnement économique.
Le comportement du gouvernement en bon élčve au regard de bons résultats a été sanctionné par un satisfecit du Fmi dans l'exécution du Programme intérimaire renforcé. Si ces résultats sont consolidés ŕ l'échéance de ce programme ŕ la fin du mois de mars prochain, la Rdc entrera en programme triennal qui s'attaquera ŕ la production et ŕ la construction des infrastructures économiques et sociales de base.
Mais les institutions de Bretton Woods ont averti le gouvernement de salut public que la mise en route de ce programme triennal avec leur assistance tant technique que financičre est conditionnée par l'aboutissement des discussions de la question des arriérés de paiement de la dette vis-ŕ vis d'elles.
Le ministre ayant en charge de l'Economie, des Finances et du Budget a indiqué ŕ ce propos ŕ l'issue d'une audience accordée ŕ une mission du Fmi en séjour ŕ Kinshasa que, en ce qui concerne le problčme des arriérés cumulés de paiement de la dette de la Rdc vis-ŕ-vis des institutions financičres, le gouvernement était en train d'envisager des solutions avec celles-ci dans le cadré du programme de réduction de la pauvreté.
Personne n'ignore l'état de finances publiques de la Rdc qui n'offre aucune opportunité aux responsables politiques d'opérer de ponctions ŕ la caisse de l'Etat congolais pour éponger les arriérés de la dette afin de plaire aux bailleurs de fonds. Du temps de la deuxičme République, on a vu le gouvernement sacrifier la population pour payer les arriérés de la dette. Cette Situation avait créé des remous dans l'opinion avertie. Le président Mobutu avait saisi cette occasion pour désavouer le gouvernement Kengo qui s'était distingué par un rigorisme ŕ outrance. « On ne mange pas la rigueur », avait déclaré le maréchal Mobutu.
Pour l'instant, il est exclu que męme un seul centime soit affecté ŕ l'amortissement de la dette. Le gouvernement, par le truchement du ministre Matungulu doit convaincre les institutions de Bretton Woods ŕ recourir ŕ d'autres initiatives ou alternatives pour ne pas asphyxier l'économie congolaise déjŕ trop malade et surtout ne pas aggraver la misčre de la population.
Nous pensons ici au mécanisme d'échelonnement, ŕ l'initiative des PPTE avec la facilité de la réduction de la dette et de la croissance économique. Les institutions de Bretton Woods ont attendu plus de dix ans sans que le gouvernement ne débourse aucun franc pour les désintéresser dans le cadre de l'appuration des arriérés.
D'aucuns n'ignorent qu'on ne sait pas comment la Rdc avec des potentialités économiques et miničres incommensurables se retrouvent, par l'ironie du sort, dans le giron des pays non seulement pauvres, mais trčs endettés. Si ces institutions et autres partenaires extérieurs se préoccupent de la question de l'état de santé de l'économie du Congo-Kinshasa, pourquoi ne pas accepter de financer la réhabilitation de la Gécamines et de la Miba ainsi que d'autres infrastructures économiques de base. De pareilles actions pourront permettre ŕ la Rdc d'améliorer ses finances et d'honorer ses engagements ŕ des brčves échéances.