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Bonjour | 02/12/2008 1:48 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le montant fixé pour cette opération varie d’une école à l’autre. Il va de 50 à 100 $US et rendu obligatoire car, selon les chefs d’établissements, la réussite des élèves en dépend. A l’approche des épreuves de la session de l’examen d’Etat édition 2007-2008, les chefs d’établissements du secondaire appellent les candidats finalistes du cycle secondaire, à s’apprêter pour le versement de frais de « suivi ». Le montant fixé pour cette opération varie d’une école à l’autre. Il va de 50 à 100 dollars américains et rendu obligatoire car, selon les chefs d’établissements, la réussite des élèves en dépend. Des élèves de certaines écoles officielles, privées agréées et autres conventionnées des communes de Kalamu, Limete, Lemba… affirment que l’opération du « versement de cette somme » débute au mois de mars.

Cependant, depuis l’instauration de ce système dans les écoles de Kinshasa, l’on ne cesse d’enregistrer, à la publication des résultats des épreuves, de nombreux échecs dans certaines écoles.

D’où l’on ne cesse d’épiloguer sur ce système qui, pourtant, est interdit par le ministre de l’Enseignement primaire, Secondaire et professionnel, également pouvoir organisateur des épreuves de la session de l’examen d’Etat.

A y regarder de près, cette pratique a été dans le passé l’une des causes de la baisse de l’enseignement en République démocratique du Congo. Elle est aussi à la base de la dépréciation du diplôme délivré aux lauréats.

C’est donc pour revaloriser ce parchemin que le ministre de l’EPSP a pris la décision de l’interdire. Pour lui, le diplôme doit se mériter. Il n’a cessé de mettre en garde les chefs d’établissements scolaires qui se livreraient à une telle pratique et appeler les élèves finalistes à ne pas y succomber.

Interrogés, les parents d’élèves finalistes expriment leur ras-le-bol face à cette pratique. « Après avoir assuré la scolarité de l’enfant jusqu’en terminal, je suis harcelé par le préfet qui réclame une somme d’argent en guise de « suivi » des épreuves de l’Etat. Ce genre de comportement est incompatible à un éducateur et doit être combattu par l’autorité compétente », se plaint un père d’un élève finaliste.

Un autre père condamne cette pratique. « Mon souhait est que celle-ci disparaisse. L’autorité compétente devrait commencer par sanctionner ceux des chefs d’établissements qui seront dénoncés pour que cela serve d’exemple à d’autres qui voudraient leur emboiter le pas », propose-t-il. Aussi l’autorité de tutelle est-elle placée devant cette épreuve afin d’assumer ses responsabilités.

(Yes)

David Tshiala/Le Potentiel

Last edited: 29/02/2008 08:58:41

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