La route Kinshasa Matadi, appelée la Nationale n°1, est bloquée par les conducteurs des poids lourds qui protestent contre le traitement de leurs employeurs. A cet effet, la ville de Kinshasa risque de connaître une pénurie alimentaire.
Si rien n’est tait d’ici là pour décanter la situation créée par la grève des chauffeurs des poids lourds sur la route de Matadi, la ville de Kinshasa risque de connaître une pénurie alimentaire ! Motif : la route Kinshasa-Matadi, appelée la Nationale n° 1, est bloquée par les conducteurs des poids lourds qui protestent contre le traitement de leurs employeurs.
Le verrou est érigé au niveau de Lufutoto, à quelques 200 Kms de Matadi, où le passage reste complètement bloqué par des conducteurs des poids lourds qui déclarent avoir choisi la méthode forte pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
En effet, les chauffeurs des camions remorques protestent contre le salaire modique, généralement 50 $US ou l’équivalent en Francs congolais, qu’ils reçoivent mensuellement de leurs patrons. Les « mieux » payés toucheraient 100$ US.
Pour les chauffeurs, la situation serait devenue pire à cause de l’interdiction par la police de roulage de transport des passagers clandestins. Alors que pour eux, cela leur permettait de palier au petit salaire qu’ils reçoivent de leurs patrons en vue de tenir, tant soit peu, le coût de la vie.
Interrogé par la radio de la Monuc, Okapi, le président du syndicat national des chauffeurs justifie l’action de ces derniers par les mauvaises conditions de travail dans lesquelles ils évoluent.
A propos de l’identification des grévistes en termes d’appartenance à la société, il a laissé entendre que le mouvement concernait l’ensemble des chauffeurs des poids lourds qui desservent la capitale Kinshasa et la ville portuaire de Matadi.
Nécessité de trouver la solution
Au regard de l’importance ou du rôle que requiert cette route qui est l’unique voie d’évacuation des marchandises (en particulier les produits alimentaires) vers la capitale, il y a nécessité de parer au plus pressé pour décanter la situation en évitant qu’elle tire en longueur. Car les conséquences qui ne sont pas à deviner risquent d’être graves du point de vue du vécu de la population kinoise. Surtout que l’Onatra qui assurait l’essentiel du transport des marchandises vers Kinshasa connaît de sérieux problèmes depuis des décennies. Notamment le manque des wagons de train pour les marchandises.
D’où l’implication du gouvernement, par le truchement des ministres du Travail et des Transports, pour que non seulement la solution soit trouvée aux revendications des chauffeurs, mais également que la route soit ouverte au trafic. Parce que, à l’heure actuelle, c’est le monde qui se trouve paralysé par la grève des conducteurs des poids lourds qui bloquent la circulation.
(Ern.)Dom/Le Phare
Last edited: 28/02/2008 09:42:32