Investi le 26 février 2007, le gouvernement Gizenga a connu des moments difficiles au cours de sa première année d’exercice de travail auxquels il fallait faire face. L’année 2008 qui vient de commencer est annoncée par le Président de la République et par le Premier ministre Antoine Gizenga comme étant celle de la relance.

Investi le 26 février 2007, le gouvernement Gizenga a connu des moments difficiles au cours de sa première année de travail : affaire Kahemba, tuerie dans le Bas-Congo « Bundu dia Kongo », crise à l’Est, accident de train à Kakenge, accident de l’Antonov à Kingasani, dévaluation de la monnaie locale, tremblement de terre à Bukavu, etc. Bref, une pluie d’incidents auxquels il fallait à tout prix faire face pour redonner de l’espoir aux nombreux congolais et donner à la communauté internationale une raison de croire en la capacité de la nouvelle équipe gouvernementale de gérer la chose publique.
Pourtant, contre vents et marrées, l’Exécutif national est bel et bien resté débout et imperturbable. Et pour lui accorder beaucoup plus de chance, le Président de la République a dû régresser les effectifs qui sont passés de 60 à 45 membres. Elément visible de ce réaménagement, l’entrée en jeu de quelques pions stratégiques dans des secteurs clés dont certains donnaient l’impression de naviguer à vue. C’est le cas du ministère de l’Economie où André Philippe Futa a été appelé à remplacer Sylvain-Joël Bifwila jugé moins efficace.
Des actions qui comptent
L’heure est de faire une pré-évaluation de l’action du Premier ministre Antoine Gizenga et toute son équipe gouvernementale en vue d’éclairer l’opinion qui se pose plus d’une question après son parcours à la tête de l’Exécutif national. De prime à bord, il serait primordial de jeter un regard sur les objectifs que s’est assigné ce gouvernement, lesquels étaient repris dans son programme présenté à l’Assemblée nationale le 24 février 2007 dans le but de voir s’il y a des réalisations et jeter ensuite un regard prospectif sur l’avenir.
L’année 2008 est annoncée, et par le Président de la République Joseph Kabila, et par le chef du gouvernement Antoine Gizenga, comme étant l’année de la relance. Ils ont, tour à tour, à travers leurs différents discours prononcés, fixé l’opinion sur le fait que les grands travaux de reconstruction nationale doivent commencer au début du mois de mars. Et les moyens pour leur réalisation ont été prévus et disponibilisés à temps. Le budget exercice 2008, par exemple, a prévu plus au moins 192 milliards de FC en vue d’assurer la réhabilitation de la voirie notamment la réfection des routes, des écoles, Instituts supérieurs et Universités ainsi que leurs équipements et fonctionnement.
Environs 150,7 milliards de FC pour la réhabilitation, la réfection des routes, des voies maritimes, fluviales et ferroviaires ainsi que la voirie urbaine. 63,3 milliards de FC sont affectés aux travaux d’adduction d’eau, d’électrification et de réparation de l’ouvrage hydraulique.
Dans le domaine de la santé, le budget 2008 a octroyé 51,5 milliards de FC pour la réhabilitation des hôpitaux et autres centres médicaux et leurs équipements. Quant à l’emploi, il s’était décidé que l’amorce de différents chantiers se rapportant aux grands travaux engendrerait de l’emploi au bénéfice des populations environnantes.
(Yes)
Martin Kilabi K./Jules Tambwe/Uhuru
Last edited: 27/02/2008 16:41:06