Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants a prononcé un discours annonçant un ambitieux programme de restructuration du secteur de la défense et de la sécurité à l’occasion de l’ouverture de la table ronde sur la réforme du secteur de sécurité en Rdc.

Le ministre d’Etat Mobutu Nzanga a procédé au Grand hôtel Kinshasa à l’ouverture officielle des travaux de la “Table ronde sur la réforme du secteur de la sécurité en RD Congo “. C’était en présence des ministres d’Etat Mobutu Nzanga et Kalume Numbi et des ministres Tshikez Diemu de la Défense et Anciens combattants, Mutumbo Bakafwa Nsenda de la Justice et Droit humains, des diplomates, attachés militaires officiers supérieurs et généraux des FARDC et de la police et de nombreux invités.
Trois allocutions ont été prononcées par Kalume Numbi, Tshikez Diemu et Mutombo Bakafwa Nsenda en rapport avec cette Table ronde. Kalume Numbi a profité de cette tribune pour expliquer à l’assistance le pourquoi de la réforme de la police, les différentes étapes déjà franchies, l’avant projet organique de la réforme est enfin les attentes du ministère de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité.
Il a enfin formulé le vœu de voir cette Table ronde valider les questions liées à la police et l’armée avant d’inviter les partenaires qui en manifesteraient le désir de se prononcer sur certains volets de cette réforme. Quelle armée d’ici 2020? Dans son mot de circonstance, le ministre de la Défense Tshikez Diemu a laissé entendre que ”la cérémonie de ce jour marque, vous vous en doutez, un pas décisif à travers la réforme du secteur de sécurité, qualifiée à juste titre des priorités dans les réformes pour assurer un développement durable de notre pays “.
Présentant le contenu du plan directeur global de la réforme de l’armée, le ministre Tshikez a reconnu trois phases dans la réforme de notre armée. La première court de 2008 à 2010 et se focalisera sur la dissuasion. Elle visera la mise sur pied d’une Force de réaction rapide (FRR) de 12 bataillons, capables à la fois d’assurer la relève de la Monuc, de sécuriser l’Est du pays et de réaliser les missions constitutionnelles dévolues à l’armée.
La seconde phase ou le moyen terme ira de 2010 à 2015. Elle a pour objectifs spécifiques, la mise sur pied d’une Force de couverture principalement destinée à appuyer la reconstruction des infrastructures militaires et civiles. Tandis que la troisième phase ou le long terme s’étalera de 2015 à 2020. Elle visera, la modernisation de l’armée partant des résultats de deux premières phases, consolidera le système de défense avec la professionnalisation de l’armé au travers d’une Force de défense principale (FDP) essentiellement dissuasive. Au final, il s’agira de mettre sur pied une armée professionnelle et d’excellence, une armée de production et de reconstruction a conclu Tshikez Diemu.
Mutombo Bakafwa, parle des avancées dans son secteur

Juste après le début de la manifestation, le ministre Mutombo Bakafwa a laissé entendre dans son intervention que cette Table ronde était le prélude des profondes mutations que va connaître les secteurs de la justice et de la Sécurité congolais. Pour le ministre Mutombo, le secteur de la justice souffre d’un grave dysfonctionnement, chose que le chef de l’Etat avait stigmatisé dans son message d’investiture le 06 décembre et dans son adresse devant les deux chambres du Parlement réunies.
L’idée de la réforme date de l’après CNS et d’autres travaux ont été réalisés en 2004 avec l’appui du l’UE qui ont abouti à certaines recommandations, a-t-il dit. C’est dans cette perspective qu’il faut placer la suppression de la Cour d’ordre militaire, la mise en place des tribunaux de commerce, la promulgation de la loi portant statut des magistrats, la nouvelle Constitution etc. a dit le ministre Mutombo.
Les assises qui viennent de s’ouvrir devront assurer aux populations un meilleur accès à la justice, assurer la promotion et la proclamation des Droits humains et enfin lutter contre la corruption et l’impunité a encore dit le ministre Mutombo. Pour terminer il a salué l’ouverture du 3è Tribunal de commerce à Lubumbashi au cours de ce mois de février. Il a enfin émis le vœu de voir cette Table ronde prendre des résolutions susceptibles de donner une nouvelle image de notre justice où seuls compte, les faits et le droit et non la race, le niveau social, etc., a conclu le ministre. Hier dans l’après-midi comme aujourd’hui dans la matinée, les travaux en ateliers vont se poursuivre au Palais du peuple avant la clôture, sous le coup de 17 heures, au Grand hôtel.
(Th)
Philippe Mbayi Wete/L’Obseravteur
Last edited: 26/02/2008 16:14:02