A l’issue de la première conférence des ambassadeurs de la RDC, les conférenciers ont créé un Comité technique préparatoire visant l’amélioration des conditions de travail des diplomates congolais.
Les travaux de la première conférence des ambassadeurs de la RDC se sont clôturés le samedi 23 février 2008, en la salle des Conférences internationales du ministère des Affaires étrangères.
A noter que ces assises étaient placées sous le thème « de la diplomatie de paix et de développement ». Elles avaient pour but de dresser un état des lieux et formuler des recommandations pour créer des conditions susceptibles de permettre aux missions diplomatiques postes consulaires, et au ministère des Affaires étrangères d’assurer chacun en ce qui le concerne, le rôle qui lui revient dans la réalisation du programme du gouvernement.
Après avoir clarifié les lignes directrices et les objectifs de la diplomatie congolaise, les conférenciers ont mis sur pied un Comité technique préparatoire visant l’amélioration des conditions de travail des diplomates congolais.
Ce Comité technique a éclaté en quatre Commissions à savoir : la Commission Politique extérieure, Diplomatie et Sécurité, la Commission administrative, budgétaire et logistique, la Commission de restructuration des missions diplomatiques et postes consulaires, la Commission Diplomatie et Congolais de l’étranger. Pour rendre la diplomatie congolaise plus active et plus performante. Un certain nombre de recommandations ont été formulées.
Réalisme et Sacrifice
Dans son discours de clôture, le vice-ministre des Affaires étrangères, lgnace Gata Mavita, a insisté sur le fait que la mise en oeuvre de ces recommandations exigera de tous les conférenciers beaucoup de réalisme et de sacrifice. Avant de déclarer: « Par ce temps de la reconstruction de la RDC, tant il est vrai que le règlement des problèmes de tous ordres auxquels le pays est confronté tant à l’administration générale que dans les missions diplomatiques et postes consulaires nécessite la mobilisation des moyens conséquents ».
Et d’ajouter que le ministère des Affaires étrangères s’engage à tout mettre en oeuvre pour que les crédits alloués à ce ministère soient effectivement disponibles. Ce qui lui permettra de réaliser normalement ses missions traditionnelles et de résoudre les problèmes auxquels il continue à faire face.
Il s’agit, notamment, du rapatriement des diplomates dont les mandats sont arrivés à leur terme, de la réhabilitation du patrimoine ,et du respect des quatre rubriques contenues dans les fonds de roulement, à savoir les frais de fonctionnement, les salaires des diplomates, les loyers et les salaires des engagés locaux.
Pour atteindre les objectifs repris dans le rapport final de cette conférence dont la primeur est réservée au président de la République, le vice-ministre des Affaires étrangères à invité les conférenciers à s’atteler à renforcer l’outil diplomatique en mettant à sa disposition de moyens matériels et financiers.
Ils doivent également, a-t-il -souligné, privilégier la discipline et à la bonne gouvernance. C’est dans cette perspective que le vice-ministre Gata a précisé que le renforcement des capacités humaines retiendra l’attention particulière de l’autorité du ministère des Affaires étrangères qui ne ménagera aucun effort pour obtenir l’appropriation par le gouvernement des recommandations de ces assises.
« C’est pourquoi, au cours de notre mandant, nous nous évertueront à placer 1’homme qu il faut à la place qu’il faut et au moment où il faut », a-t-il fait savoir. Et cela, avant de demander aux conférenciers d’avoir, toujours à l’esprit, l’intérêt supérieur de la nation comme objectif primordial défendre, à tout prix, les valeurs morales et civiques comme armes.
En outre, le vice-ministre a émis le vœu de se retrouver régulièrement dans ce genre d’assises, pour évaluer la politique congolaise au niveau de l’étranger.
(Milor)
B.I.M./Le Potentiel
Last edited: 25/02/2008 17:02:11