Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/03/2010 11:41 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Réfléchir des solutions à un problème est une chose, mais appliquer les stratégies des décisions prises en est une autre. Tel est, l’avis général des chefs des missions diplomatiques et postes consulaires ayant pris part à la première conférence des ambassadeurs. Interrogés par la presse, à l’issue de ces assises, sur la tenue de la conférence, la coopération bilatérale et l’ap­port des Congolais au développement de leur pays, quelques ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ont livré leurs impressions à la rédaction de notre journal.

Ce qu’ils pensent de la tenue de cette conférence...

Eric Paluku, ambassadeur de la RDC en Angola : « Cette conférence va, cer­tainement, nous permettre d’éle­ver l’image de la diplomatie con­golaise. Au cours de ces assises, nous aurons, à exposer tous les problèmes que nous rencontrons et, nous espérons qu’ils soient bien canalisés pour arriver à une bonne diplomatie.

Répondant à une question lui posée sur l’expulsion des Congo­lais en situation irrégulière en An­gola, Eric Paluku a déclaré qu’il évoque presque tous les jours, ce problème avec les autorités ango­laises et se rend régulièrement dans les provinces auxiliaires afin de voir les effectifs des Congolais refoulés. C’est un problème délicat, a-t-il reconnu, avant d’indiquer qu’il est aussi difficile, de contrô­ler tous les mouvements d’entrée et de sortie au niveau de longues frontières, soit environ 2.500 km entre l’Angola et la RD. Congo.

Aussi, convient-il de relever l’aspect important que l’ambassa­deur a souligné, celui du strict res­pect de l’application de la loi an­golaise sur l’immigration. A ce sujet, il a conseillé aux Congolais qui veulent se rendre en Angola, de se munir d’une carte d’identité et d’un laissez-passer qui est renouvelable afin d’échapper quel­que peu à ces expulsions en at­tendant de se mettre en règle avec les papiers adéquats. Toutefois, il a rassuré que notre pays est en pourparlers avec l’Angola en vue d’alléger cette loi. Mais, il a souli­gné qu’il n’y a pas que des Con­golais qui sont refoulés, cette loi touche tout le monde en situation irrégulière, même les ouest africains etc.

Côté diplomatie, il a confié que notre pays est entrain de relancer la coopération économique avec l’Angola sur le pétrole, le dia­mant... Cette même démarche va s’appliquer au profit de la recher­che d’une coopération commer­ciale en vue d’augmenter des échanges commerciaux qui se font déjà aux marches frontaliers.

Albert Tshiseleka Felha, am­bassadeur de la Rdc en Italie et représentant permanent auprès de la FAO, FIDA et PAM : « Nos impressions sont bonnes dans la mesure où nous avons fait un état de lieu nous permettant d’identi­fier tous les défis auxquels nous devons faire face, nous avons en­visagé des solutions, des straté­gies d’action pouvant nous permet­tre de redynamiser l’appareil diplo­matique ». Le diplomate a relevé que ces défis rencontrés sont d’or­dre financier, matériel et humain. Au terme de cette conférence, il se réjouit du fait qu’ils ont tous eu, une vision plus claire de la diplo­matie de paix et de développement qu’ils comptent mettre en œuvre et espèrent que le gouvernement et le ministère de tutelle puissent rapidement les mettre en oeuvre.

Il a également déclaré être entrain de sensibiliser les Congolais qui vivent en Italie et qui sont estimés à environ 2.000, pour les inciter davantage à contribuer au développement de notre pays.

Marcel Mulumba, ambassa­deur de la Rdc au Japon : « Cette conférence était très importante, elle nous a permis à nous qui vi­vons sur le terrain et aux autori­tés politiques d’échanger sur les expériences dans nos missions diplomatiques spécifiques. Nous pouvons considérer cette confé­rence comme une sorte ou un pas vers les états généraux de la di­plomatie congolaise et espérons que la mise en œuvre des recom­mandations se fasse pour un fonc­tionnement harmonieux de notre diplomatie ». Quant à la coopéra­tion bilatérale, il a fait savoir qu’elle se porte bien et que le Japon est l’un des grands partenaires de notre pays rappelant qu’il a été le premier pays à ouvrir un consulat général en 1955, avant l’indépen­dance.

François Balumene, ambas­sadeur de la Rdc en Inde : Ce dernier a dit que ses impressions étaient positives puisqu’il s’agit de l’instauration d’une nouvelle tradition. Comme ses collègues éga­lement, il espère que leurs aspi­rations atteignent l’autorité su­prême afin de remettre notre vieille diplomatie dans des conditions internationales acceptables.
La coopération bilatérale se porte bien a-t-il dit, l’Inde est con­sidéré, après la Chine comme un grand exemple. Nous nous sou­viendrons de l’aide de 53,5 mil­lions de dollars accordée pour 4 projets en Rdc dont l’acquisition de 250 bus pour le transport en commun à Kinshasa, de l’aide accordée à la MIBAZ, etc. L’Inde organise aussi plusieurs forums dont le forum Inde-Afrique qui se tiendra du 19 au 21 mars auquel prendront part les ministres con­golais de l’Energie, Industrie et celui des Mines.

Johnson Baelongandi, am­bassadeur de la Rdc en Zambie : Il a noté la volonté des autorités congolaises de changer des choses en instituant une nouvelle di­plomatie de paix et de développe­ment. Toutefois, comme ces col­lègues, Johnson Baelongandi a souhaité que les recommanda­tions soient appliquées contraire­ment comme par le passé. Ceci, avec l’avènement de la démocra­tie, et la nouvelle vision de la diplomatie initiée parle Chef de l’Etat qui est, d’après lui, une diplomatie inhérente car, Joseph Kabila a rétabli les relations avec quelques pays voisins avec qui nous étions en conflit et a élaboré le plan de développement connu sous le nom de 5 chantiers.

Quant à la coopération bila­térale, le diplomate congolais a souligné que les deux pays en­tretiennent de bonnes relations et doivent les renforcer car, précise-t-il, la Zambie et la Rdc partagent une longue frontière longue de 1.900km de part et d’autre, où l’on retrouve aussi les mêmes peuples et tribus. En outre, il y a des mi­nes qui se trouvent » à 1km de la frontière, ce qui appelle nécessai­rement à une coopération entre les deux pays. Certes, a-t-il reconnu, il existe aussi des problèmes liés aux personnes et aux marchandi­ses au niveau des frontières, les­quels seront abordés lors de la grande commission mixte qui se tiendra à Kinshasa, dans un pro­che avenir. L’ambassadeur n’a pas manqué de rappeler le rôle impor­tant que la Zambie a joué lors de l’agression rwando-ougandaise que la Rdc a connu en 1998. Lu­saka, la capitale, a donc été le lieu de rencontre des belligérants où a été signé le premier accord de cessation des hostilités en 1999.

Enfin, Johnson Baelongandi a évoqué l’accord tripartite signé entre la Zambie, la Rdc et le HCR pour le rapatriement des Congo­lais réfugiés dont le nombre est estimé à environ 100.000. A ce sujet, trois convois ont été effec­tués dans ce sens. Rappelons aussi qu’une contribution finan­cière de ces Congolais a derniè­rement été remise pour l’opération « Paix en Rdc »

(Ern.)

Clarisse Nsisi/Uhuru

Last edited: 25/02/2008 15:44:24

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.