Les rideaux sont tombés sur la première conférence des ambassadeurs de la République démocratique du Congo organisé à Kinshasa, du 21 au 23 février 2008, en la salle des conférences internationales du ministère des Affaires étrangères.
Les participants à cette conférence, notamment les secrétaires généraux dudit ministère, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques congolaises et postes consulaires à l’étranger, les membres du cabinet du Chef de l’Etat, les directeurs chefs de service du ministère des Affaires étrangères et autres experts, ont réfléchi pendant trois jours, sur des stratégies ou de nouvelles orientations à prendre afin de parvenir à une diplomatie de paix et de développement.
L’occasion était donc offerte aux conférenciers de cerner tous les maux, problèmes et défis qui se posent, de manière spécifique à chaque représentation diplomatique et de manière générale, à l’ensemble de la diplomatie congolaise. Ces problèmes sont surtout d’ordre humain, matériel et financier. L’objectif principal étant d’assainir l’appareil diplomatique, de sensibiliser le gouvernement et les institutions de la République sur le rôle de la diplomatie, de relever la nécessité de doter la diplomatie congolaise des moyens appropriés, et enfin, promouvoir la gestion participative en vue de redorer l’image de la diplomatie congolaise afin de l’aider à retrouver sa place de choix sur l’échiquier international.
Lors de la cérémonie de clôture, M.Mukeya, secrétaire général des Affaires étrangères a, dans son rapport final qu’il a lu, comme tous les participants, rendu hommage au président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, pour avoir permis la tenue de ces assises initiées par Antipas Mbusa Nyarnwisi, ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Dans le souci de doter la République démocratique du Congo, d’une diplomatie de paix et de développement selon la vision du Chef de l’Etat, conformément à son discours prononcé le O6 décembre 2006, lors de son investiture, un comité technique préparatoire dirigé par le secrétaire général Mukeya a été institué en prélude de cette conférence, pour faire l’état de lieu de notre diplomatie et proposer des voies et moyens en vue d’arriver à cette fin.
C’est dans cette optique que quatre commissions ont été mises en place pendant la conférence pour examiner toutes ces questions. Il s’agissait notamment de la commission politique extérieure, diplomatie et sécurité, la commission administrative, budgétaire et logistique, la commission de restructuration des missions diplomatiques et postes consulaires, et enfin, la commission diplomatie et congolais de l’étranger.
Du 04 au 20 février, le comité technique préparatoire avait produit un document de travail qui a été finalisé par ces quatre commissions. Ces dernières ont formulé des recommandations pertinentes qui n’ont pas été portées à la connaissance du public et dont la primeur est réservée à la haute hiérarchie.
La représentante des participants, Faida Mitifu a remercié les organisateurs et salué la tenue de cette conférence qui, Selon elle, est un signal fort émis par le gouvernement qui a affiché sa volonté de voir les diplomates, redorer le blason de la Rdc auprès de différents partenaires. Aussi, espère t-elle que toutes les recommandations ne tarderont pas à être mises en œuvre afin d’arriver réellement à une diplomatie de paix et de développement.
Pour le Vice-ministre des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita qui a procédé à la clôture des travaux, il a indiqué que grâce à l’effort de tous, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dispose d’une banque de données qui reprend d’une manière générale, tous les problèmes qui se posent au sein de la centrale et dans des missions diplomatiques. Il s’est réjoui des pistes des solutions qui ont été proposées pour rendre notre diplomatie plus active et performante en vue d’obtenir les résultats que le peuple congolais attend d’elle.
Signalant que la mise en œuvre de ces recommandations exigera de tout le monde, beaucoup de sacrifice et de réalisme pendant cette période de reconstruction, Ignace Gata a fait part de l’engagement du ministère, à tout mettre en œuvre pour que tous les crédits lui alloués soient effectivement disponibilisés pour réaliser ses missions.
(Ern.)
Clarisse Nsisi/Uhuru
Last edited: 25/02/2008 15:28:35