La chasse aux chats prend de plus en plus l’ampleur à travers la ville de Kinshasa. Sa viande prisée par les kinois, surtout les jeunes garçons qui apprécient cette viande, pour ses vertus à l’endurance et performance lors des rapports sexuels.

La viande fraîche, boucanée et autres n’étant pas à la portée de la bourse de leurs parents, les jeunes gens se rabattent sur celle du chat. Non seulement pour l’indépendance du ventre mais aussi et surtout, laissent entendre ces jeunes gens, pour ses vertus à l’endurance et performance lors des rapports sexuels (Sic !). A Kinshasa, comme sur l’ensemble du territoire national, le chat n’est pas un animal de compagnie. Il est bon pour chasser les souris qui envahissent les habitations, ces rongeuses qui s’attaquent aux denrées alimentaires, aux vêtements et même aux documents.
Souvent, un seul chat suffit pour la maison. Lorsqu’une femelle met bas, les chattons sont abandonnés et deviennent sauvages. C’est, généralement, eux que les chasseurs ciblent. Une course-poursuite s’en suit avec bâtons, cailloux et autres gourdins.
« Une fois capturé, raconte un jeune du quartier Kimbwala, commune de Mont-Ngafula, qui a requis l’anonymat, le chat, enveloppé dans un sac, est vite abattu. Et non sans difficulté car, en dépit de coups reçus à la tête, il continue à résister jusqu’à son introduction dans une marmite d’eau bouillante. Après le dépeçage, vient la cuisson de moins d’une heure. Bien assaisonnée, la viande est succulente. Et c’est parti pour un repas copieux ».
Avant de souligner qu’il n’est pas le seul à raffoler cette viande. Surtout qu’elle a des vertus curatives pour ceux qui sont en panne sexuelle, a-t-il ajouté.
Ce que confirme un autre jeune homme de Ngiri-Ngiri, marié et la trentaine révolue, lui aussi sous le sceau de l’anonymat. « Moi, je croyais que les amis me trompaient en parlant de performances sexuelles qu’ils ont enregistrées, après la consommation de la viande du chat. Après hésitation, j’ai fini par goûter au plat, tout de même, délicieux. Le premier jour, je me suis abstenu de faire l’amour. Deux jours après, j’ai encore eu l’occasion de prendre le même repas. C’est alors que j’ai essayé et c’était parfait. Habitué à ronfler après une livraison, cette nuit-là, j’en étais arrivé a trois », a-t-il confirmé, demandant qu’on puisse créer au marché central de Kinshasa un pavillon pour la vente de chats.
Pour un autre habitant de la même commune dont l’identité n’a pas également été révélée, la plupart de ces mangeurs de chats appartiennent à des réseaux mal organisés des sportifs délinquants, communément appelés « Kuluna ».
« Ils sont incapables de trouver un emploi pouvant leur générer des recettes. Pour trouver quelque chose à mettre sous la dent, ils ne peuvent que recourir à cette pratique », a-t-il fustigé.
Un notable du quartier Diangenda, commune de Ngiri-Ngri, s’est dit très indigné par ce genre de comportement qui, selon lui, traduit une certaine exagération de la part de la jeunesse kinoise. Pour lui, les vertus vantées ne sont qu’un faux-fuyant. Ce n’est pas la situation socio-économique misérable qui pousse ces garnements à consommer la viande du chat, mais l’absence d’une éducation familiale de base.
Et de faire remarquer : « Lorsque nous grandissions dans cette même ville, le chat était considéré comme un animal sacré. Personne n’osait facilement l’abattre. Avec les jeunes d’aujourd’hui, il y a une certaine exagération, Ce n’est pas de la nourriture qui leur manque, mais il faut dire que ceux qui se livrent dans ce genre d’aventure font preuve d’un manque d’éducation », a déclaré le notable.
(Milor)O. Dioso & O. Kaforo/Le Potentiel
Last edited: 25/02/2008 14:34:02