Les Forces armées de la République démocratique du Congo tiennent coûte que coûte à réussir le pari de devenir une force moderne, structurée et équipée. C’est le sens de la réunion tripartite RDC, RSA et Pays-Bas qui vient de se tenir au début de cette semaine à Lubumbashi, au Katanga.

Les assises du Centre de Mura réunissent autour de la table, les ministres de la Défense de la République Démocratique du Congo, de l’Afrique du Sud et l’attaché militaire des Pays-Bas. La reforme de l’armée est au menu de ces travaux. Le Congo ne peut se développer sans la paix. Pour cela, il doit se doter d’une armée dissuasive. L’Afrique du Sud et les Pays-Bas soutiennent la RDC à moderniser les Forces armées. Cette formation est nécessaire au moment où les groupes armés basés à travers le pays sont appelés à prendre la voie de la démobilisation, du désarmement et de la réinsertion.
L’opinion se souvient que la République Sud-africaine contribue à la formation des forces combattantes et 56 formateurs Sud-africains s’attèlent à ce travail au centre de Mura à Likasi. Les présidents Tabo Mbeki et Joseph Kabila se sont rencontrés au mois d’août 2006 lors des travaux de la Commission mixte. Parmi les programmes établis figure la réforme de l’armée. La tripartite du Centre de Mura traduit la volonté affichée par les deux Chefs de l’Etat de doter la Rd.Congo d’une armée forte, modernisée et dissuasive.
Soulignons que les travaux actuels précèdent la table ronde sur la réforme de la sécurité qui devrait se tenir du 25 au 26 février prochain à Kinshasa. Tous les efforts sont faits pour que la Rd.Congo ait des forces capables de défendre sa souveraineté et l’intégrité de son territoire.
Depuis le déclenchement de la guerre d’agression de 1998, le pays a connu plusieurs milices dont certaines continuent à perturber la paix à travers les provinces. Les cas du Sud, Nord Kivu et de l’Ituri dans la Province Orientale illustrent bien cette situation. Des Chefs de milices prennent la population en otage. Pour survivre, ils organisent des opérations de raquetté, de pillage et de tracasserie. Ils n’obéissent qu’à leurs ambitions.
La preuve est que depuis la signature des accords de paix de Goma, les seigneurs de guerre n’ont pas encore rangé leurs armes. Les accrochages se répètent au Sud et Nord-Kivu. L’Ituri connaît aussi la terreur de différentes milices. Il faudrait que les Fardc soient équipées et augmentent leur capacité d’intervention pour discipliner ceux qui se prennent pour les maîtres du terrain et qui continuent d’entretenir les forces négatives.
(Th)Ferdinand Kato/L’Etoile de la Nation
Last edited: 23/02/2008 15:28:51