Les projets portant sur la construction d’infrastructures routières dominent le premier volet de l’accord RDC-Chine avec en contrepartie la cession d’exploitations minières au Congo par des entreprises chinoises.
IPS a maintenant eu accès aux accords de septembre. Certains détails de ces accords se présentent comme suit: - L’accord principal a été conclu entre l’Etat congolais et trois grandes entreprises étatiques chinoises, notamment « China Eximbank » qui a accordé pendant des années d’importants prêts aux entrepreneurs chinois. L’accord stipule que ces deux parties devraient former une joint-venture ; dénommée Socomin SA (Société congolaise minière) conformément à la loi congolaise.
- En tout 32 pour cent des actions de cette société sont détenus par la grande société minière publique de la province de Katanga, Gecamines, et 68 pour cent par les Chinois. La grande partie de l’extraction viendra de nouvelles mines. Rien n’est enlevé aux mines existantes, sauf à une partie de Katanga Mining Ltd possédée par la « Belgian George Forrest », qui sera dûment remboursée.
- Dans une première phase, les recettes de Socomin seront utilisées pour rembourser les investissements miniers de 3 milliards de dollars. Il est offert à la Gecamines également un prêt correctif de 100 millions de dollars, avec lesquels les rappels de salaires des ex-employés étrangers et congolais, entre autres, peuvent être payés.
Dans une seconde phase, 66 pour cent du profit net serviront à rembourser les prêts que les Chinois auront payés d’ici-là pour les travaux d’infrastructures. Les autres 34 pour cent sont répartis parmi les actionnaires. Au cours de ces deux phases, la joint-venture est exonérée de toute taxe.
- Ceci est suivi d’une liste de travaux d’infrastructures d’un montant de 9 milliards de dollars que deux grandes entreprises publiques chinoises construiront entre elles ‘Sinohydro’, une grande société d’Etat qui fourni l’ossature de l’atelier chinois de constructions mécaniques hydrauliques et des centrales hydroélectriques, construira des lignes à haute tension et des centrales électriques de haut voltage. La société réparera et élargira également l’approvisionnement en eau, et construira 49 centres de distribution et d’approvisionnement en eau potable, 31 hôpitaux de 150 lits chacun, 145 centres de santé de 50 lits chacun, quatre grandes universités, le siège du Parlement et 20.000 habitations à loyers modérés.
- La "
China Railway Engineering Company" (CREC) est une société d’Etat qui a posé deux tiers du réseau ferroviaire chinois (pas moins de 400.000 kilomètres) et possède 280.000 employés. La CREC est chargée de rénover le chemin de fer entre les ports de Muambe, Matadi et Kinshasa, le chemin de fer entre Kinshasa, Ilebo, Lubumbashi et Kasumbalesa, et entre Lubumbashi, Kindu, Kalemie et le nord-est du Congo. Dans et autour de Kinshasa, 250 km de routes seront construits, notamment une autoroute périphérique autour de la ville. Ailleurs également, plusieurs nouvelles routes sont prévues.
- En outre, un accord existe entre le gouvernement congolais et la société privée "
Shanghai Penxin Group Ltd" pour développer des infrastructures publiques avec “le financement du projet couvert par les recettes venant des ressources naturelles”.
"Shanghai Pengxin" doit mobiliser 1 milliard de dollars, dont 850 millions de dollars sont pour les travaux miniers et d’infrastructures, et 150 millions de dollars comme assistance budgétaire au gouvernement. Il est stipulé dans l’accord que l’exploitation minière doit se faire sur une échelle suffisamment grande en vue de rembourser ce montant.
(Th)
John Vandaele/Le Phare
Last edited: 23/02/2008 10:12:07